Ce mercredi 3 décembre 2025, la salle Maiko de l’immeuble territorial, situé sur le boulevard Triomphal dans la commune de Lingwala, a vibré au rythme d’un atelier de renforcement des capacités consacré à la gestion des traumatismes chez les défenseurs des droits humains (DDH).

Cette journée riche en échanges a rassemblé hommes et femmes autour de trois axes stratégiques: protéger, renforcer et défendre afin de mieux faire face aux traumatismes susceptibles d’affecter leur bien-être.

« L’objectif de l’atelier d’aujourd’hui poursuit trois finalités majeures : renforcer la compréhension et la prise en charge des impacts psychologiques. Les défenseurs des droits humains sont confrontés à un niveau élevé de stress, de traumatismes, d’épuisement émotionnel et parfois de détresse post-traumatique », a déclaré Anny MODI, activiste des droits des femmes et coordonnatrice de l’ASBL Afia Mama.
Elle a ajouté que l’atelier visait également à présenter « des outils adaptés, sensibles au genre et alignés sur les standards du programme national de santé mentale. Le deuxième objectif est de consolider les capacités individuelles et collectives ».

Poursuivant son intervention, Anny MODI a souligné qu’il s’agit « de doter les défenseurs des droits humains et les intervenants psychosociaux de méthodes pratiques, telles que les premiers secours psychologiques, la gestion du stress et des émotions, ainsi que des techniques de guérison par l’art, la parole ou encore le sport ».

Après l’intervention de la coordinatrice, plusieurs participants ont pris la parole pour enrichir la discussion et maintenir une dynamique collective favorable au partage d’expériences.
Il sied de signaler que l’ASBL Afia Mama, organisation non gouvernementale créée en RDC en 2012, a organisé cet atelier dans le cadre du Programme de Protection Intégrée et Résilience des Défenseurs des Droits Humains (PIR-DDH), avec l’appui de l’Ambassade d’Allemagne en RDC.

Ézéchiel NGAMANIA
