Journée Internationale de l’Éducation : ‹‹ Si une femme ne bénéficie pas d’une bonne éducation, c’est plusieurs générations qui vont en pâtir ››, dixit une mère Kinoise

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Quid de l’importance de l’éducation des jeunes filles en République Démocratique du Congo ? La question mérite d’être posée en marge de la célébration le 24 janvier de la journée internationale de l’éducation, qui est un droit humain, un bien public et une responsabilité publique.

La sixième édition de la Journée internationale de l’éducation en 2024 est célébrée sous le thème « Apprendre pour une paix durable ».

Le monde fait face à une recrudescence de conflits violents et, en parallèle, à une montée des discriminations, du racisme, de la xénophobie et des discours de haine. L’impact de cette violence transcende les frontières géographiques, de genre, raciales, religieuses, politiques, tant en ligne que hors ligne.

Un engagement véritable en faveur de la paix est plus urgent que jamais, l’éducation jouant un rôle central dans cet effort, comme le souligne la Recommandation de l’UNESCO sur l’éducation pour la paix, les droits de l’homme et le développement durable.

Apprendre pour la paix doit permettre un changement en profondeur et doter les apprenants des connaissances, valeurs, attitudes et comportements nécessaires pour devenir des agents du changement dans leurs communautés.

À l’occasion de cette journée, le premier medias des femmes en RDC est allé vers quelques mères de famille et les professionnels de l’éducation à Kinshasa pour creuser sur l’importance de l’éducation dans la vie d’une jeune fille ou d’une femme en général.

Blandine NGALA mère de 3 enfants dont deux filles a fait comprendre que l’éducation chez une fille est très importante : ‹‹ Je dirai une femme est un agent transformateur de la société, c’est pourquoi elle doit être bien éduquéé, pour la simple raison qu’une femme donne la vie, cette vie doit grandir en elle et être éduquée. Si elle rate l’éducation qui est le savoir vivre, les bonnes manières, le respect, l’amour etc. Plusieurs générations vont raté aussi l’éducation. Il y a un adage qui dit “éduquer une femme c’est éduquer toute une nation”, c’est pourquoi les mères de famille, les églises et les écoles ont la charge de bien éduquer cet être humain qu’est la femme ou la jeune fille car toute une génération passe par elle ››, a-t-elle dit.

Pour Lydia KAHASHA, présidente d’une ONG qui œuvre dans ce secteur,  l’éducation est une arme efficace pour une fille et assure l’autonomie de cette dernière :

‹‹ L’éducation dans la vie d’une jeune fille est une arme efficace contre la stigmatisation, le chômage, la prostitution…Une fille instruite est une actrice du développement personnel et communautaire. Elle est le modèle par excellence pour sa progéniture. L’éducation assure l’autonomie des filles ››, dit-elle dit.

Par ailleurs, elle a poursuivi en faisant savoir que plusieurs barrières sont à la base de l’éducation d’une fille. Ainsi, Lydia KAHASHA a proposé des pistes de solution pour contourner ces barrières mais elle a d’abord relevé les causes de ce manque d’éducation :

‹‹ Parmi les causes on peut citer la pauvreté au niveau familial, le mariage précoce, la maternité précoce, les cultures de certains peuples qui jugent non important la scolarité des filles, l’ignorance de l’importance des études pour certains parents analphabètes, les violences sexuelles, psychiques et psychologiques en milieu scolaire, la guerre, la religion ou les croyances…

Mais il y a toujours des pistes de solutions, face à cette situation nous avons la sensibilisation des populations dépourvues d’information ou de la bonne information sur les bienfaits de l’éducation, une forte vulgarisation des informations éducatives dans les coins et recoins du pays, l’assainissement de l’environnement éducatif des antivaleurs sous toutes ses formes, encourager les filles à l’achèvement des études avant le mariage et enfin, il faut que les églises accentuent les prédications sur le bien fondé du mariage après les études, sur la virginité, sur la chasteté avant le mariage ››, a ajouté Lydia KAHASHA.

Cette experte dans le domaine de l’éducation confirme que la RDC est un pays qui participe vivement à la promotion de l’éducation des jeunes. On peut le constater, selon elle, grâce à la gratuité de l’enseignement primaire, l’adhésion aux différents instruments internationaux, régionaux en rapport avec l’éducation, la production des instruments éducatifs notamment la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation, la loi cadre de l’éducation nationale, la permanente construction d’écoles et universités pour favoriser l’accès à l’éducation.

Sachez que l’Assemblée Générale des Nations-Unies a proclamé le 24 janvier Journée internationale de l’éducation, afin de célébrer le rôle de l’éducation pour la paix et le développement. Sans une éducation inclusive et équitable de qualité et des opportunités tout au long de la vie pour tous, les pays ne parviendront pas à réaliser l’égalité des genres et à briser le cycle de la pauvreté qui laisse de côté des millions d’enfants, de jeunes et d’adultes.

Signalons qu’en République Démocratique du Congo 51 % des enfants sont scolarisés, mais 250 millions d’enfants et de jeunes ne vont toujours pas à l’école et 763 millions d’adultes ne maîtrisent pas les compétences de base en alphabétisation. Ceci constitue une atteinte à leur droit, à l’éducation qui est inacceptable. Il est temps de transformer l’éducation.

Grâce NGOMA

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