À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle célébrée ce 28 mai, l’activiste sociale Dorcas-Loura NGOY plaide pour une meilleure éducation menstruelle au sein des familles congolaises. Face au silence et aux tabous qui entourent encore les menstruations, elle estime que les parents, particulièrement les mères, ont un rôle essentiel à jouer pour accompagner les jeunes filles avec confiance, dignité et bienveillance.

Pourelle Info : Pourquoi l’éducation menstruelle reste-t-elle importante dans la société congolaise ?

Dorcas-Loura NGOY :
Parce que beaucoup de jeunes filles vivent encore leurs premières règles dans la peur, la confusion ou sans informations adaptées. Le manque de dialogue dans les familles entretient les tabous et fragilise la confiance des adolescentes. Une fille qui est préparée et accompagnée grandit avec plus d’assurance et de dignité.
Pourelle Info : Quel rôle les parents doivent-ils jouer dans cette éducation ?
Dorcas-Loura NGOY :
L’éducation menstruelle doit commencer à la maison. Les parents, surtout les mères, doivent créer un climat de confiance pour parler librement des menstruations avec leurs filles. Il faut remplacer le silence par des échanges ouverts et bienveillants.
Pourelle Info : Quel message adressez-vous aux adolescentes ?

Dorcas-Loura NGOY :
Les menstruations sont naturelles et ne doivent jamais être considérées comme une honte ou une faiblesse. Les jeunes filles doivent prendre soin de leur santé menstruelle, croire en elles-mêmes et poursuivre leurs rêves sans complexe.
Pourelle Info : Quel est votre appel à la société congolaise ?
Dorcas-Loura NGOY :
Nous devons tous contribuer à bâtir une génération de filles informées, respectées et épanouies. Cela passe par l’éducation, l’écoute et la lutte contre les tabous liés aux menstruations.
En cette Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, le plaidoyer de Dorcas-Loura NGOY résonne comme un appel à briser définitivement les tabous autour des règles/menstruations. Car au-delà de l’hygiène, l’éducation menstruelle apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour la dignité, la confiance et l’épanouissement des jeunes filles congolaises.
Germaine BAKAMBANA
