En marge de la célébration de la Journée internationale de la jeunesse, des jeunes femmes congolaises de différentes structures et divers secteurs réunies, appellent à accorder une place importante à la jeunesse féminine dans les décisions qui concernent son avenir. Entre entrepreneuriat, journalisme, environnement et engagement citoyen, ces jeunes femmes décrivent les défis auxquels elles sont confrontées.
« Nous avons beaucoup de potentiel, de créativité et de projets, mais nous manquons parfois de financement, de réseaux et d’accompagnement », a laissé entendre Ruth KAPITA KALAYO, directrice générale de Ruka Cosmétique et visionnaire du Club des femmes.

Elle appelle les décideurs à faire davantage confiance aux jeunes femmes et à leur permettre de participer aux décisions concernant leur avenir.
Une position qui rejoint celle de Dorcas-Loura NGOY, activiste sociale et Coordonnatrice nationale de Binti Wa Congo. Elle déplore que certaines personnes sous-estiment les capacités des jeunes femmes à assumer des responsabilités en raison de leur âge.

Pour elle, les jeunes doivent miser sur « la compétence, le travail et l’efficacité pour inverser cette tendance ». Elle insiste également sur le besoin de financement, de mentorat et d’accès aux opportunités, plaidant pour que la jeunesse soit considérée comme « une partie prenante et une actrice de la solution ».
En évoluant dans le domaine de l’environnement, Rachel EMISAVE, chargée de communication de l’African Wildlife Foundation (AWF) en RDC, affirme que cette journée coïncide avec la journée mondiale de l’éléphant. Pour elle, ce n’est pas anodin.
Elle se convainc que « les jeunes peuvent agir sans attendre d’occuper des postes de décision ». Elle les encourage à mettre leur énergie, leur créativité et leur capacité d’innovation au service de l’environnement.

« La jeunesse doit s’approprier les questions de l’environnement, non pas dans une quête de visibilité, mais pour mieux comprendre les urgences de notre époque et se positionner comme un acteur clé dans la recherche de solutions », a exhorté Rachel EMISAVE.
De son côté, la journaliste Rachat KIEKIE estime que cette journée doit être un moment de réflexion sur la contribution de la jeunesse au développement du pays.
Elle dénonce aussi le regard porté sur les jeunes femmes, souvent jugées sur leur apparence plutôt que sur leurs compétences.
Parmi les défis à relever, Rachat KIEKIE insiste sur l’autonomie financière des femmes, qu’elle considère comme essentielle pour s’affirmer.

«Aujourd’hui, la jeune femme doit travailler sur le même pied d’égalité avec les hommes pour assurer sa vie », a-t-elle déclaré.
Malgré des réalités différentes, ces jeunes femmes portent un message commun : les jeunes femmes veulent être reconnues comme des actrices du présent, pas seulement de l’avenir.
«Votre âge ne définit pas votre capacité et le fait d’être une femme ne doit jamais être considéré comme une faiblesse », a rappelé Ruth KAPITA, qui encourage ses pairs à apprendre, entreprendre, prendre la parole et surtout, à rêver grand.
Germaine BAKAMBANA
