Par #Molobeli ya basi
À l’occasion de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA 2026), l’Afrique célèbre les avancées des femmes tout en réaffirmant son engagement en faveur de leur autonomisation et de leur pleine participation au développement du continent. Au-delà de la célébration, cette journée invite à une réflexion sur les actions concrètes qui permettront de bâtir un leadership féminin durable.

Cette année, la République démocratique du Congo s’inscrit dans cette dynamique à travers deux thèmes complémentaires.
Le thème international, « Lutte contre les violences basées sur le genre par l’autonomisation économique de la femme », rappelle que l’indépendance économique est un levier essentiel pour prévenir les violences et renforcer les droits des femmes.
Le thème national, « Faire du leadership de la femme africaine un héritage intergénérationnel », souligne quant à lui l’importance de transmettre les acquis, les compétences et les opportunités aux générations futures.
L’autonomisation économique : un enjeu de développement
L’accès des femmes aux ressources économiques demeure un défi majeur dans plusieurs pays africains. L’entrepreneuriat, l’accès au financement, la formation professionnelle, la propriété foncière et l’emploi décent représentent autant de facteurs qui renforcent leur autonomie et leur capacité à participer pleinement à la vie économique et sociale.
Au-delà de la création de revenus, l’autonomisation économique permet aux femmes de gagner en pouvoir de décision, d’investir dans l’éducation de leurs enfants et de contribuer davantage au développement de leurs communautés.
Construire un héritage pour les générations futures
Le choix du thème national met en lumière une responsabilité collective : préparer la relève. Le leadership féminin ne peut reposer uniquement sur les femmes qui occupent aujourd’hui des postes de responsabilité. Il doit également inspirer les jeunes filles, encourager le mentorat, favoriser l’accès à l’éducation et créer des environnements où les talents féminins peuvent pleinement s’exprimer.
Chaque femme qui ouvre une voie, partage son expérience ou accompagne une autre femme contribue à construire cet héritage.
Le rôle déterminant des médias
Les médias ont également une responsabilité dans cette dynamique. En valorisant les parcours des femmes, en donnant la parole à des expertes et en mettant en lumière des initiatives porteuses de changement, ils participent à transformer les représentations et à encourager de nouvelles vocations.
Informer ne suffit plus. Il s’agit aussi de raconter les réussites, de documenter les défis et d’offrir des modèles inspirants aux nouvelles générations.
De la célébration à l’action
La Journée internationale de la Femme africaine ne doit pas être perçue comme un simple rendez-vous commémoratif. Elle constitue une occasion d’évaluer les progrès réalisés, d’identifier les défis qui persistent et de renforcer les engagements en faveur de l’égalité des chances.
En République démocratique du Congo comme dans l’ensemble du continent, les initiatives se multiplient. Toutefois, leur impact dépendra de la capacité des institutions publiques, du secteur privé, des organisations de la société civile, des partenaires au développement et des médias à agir de manière complémentaire.
Faire du leadership de la femme africaine un héritage exige des engagements qui dépassent les discours. Cela suppose d’investir durablement dans l’éducation, l’autonomisation économique, le mentorat, la visibilité des femmes et la création d’opportunités pour les générations futures. C’est à cette condition que les ambitions portées par la JIFA 2026 pourront se traduire en résultats concrets et durables.
