En séjour à Paris, où elle a pris part au lancement de la phase pilote du programme d’identification numérique des Congolais vivant à l’étranger, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline OMBAE KALAMA, est revenue sur la place des femmes dans la vie politique.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la RDC en France, Émile NGOY KASONGA. Lancé par le ministre délégué aux Affaires étrangères en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin MBADU PHANZU, ce programme vise à « recenser, connecter et mobiliser » les compétences, les profils et les projets portés par les Congolais établis à l’étranger.

Cette phase pilote doit notamment permettre de tester et d’affiner l’outil d’identification numérique avant la finalisation de la Carte Okapi, appelée à accompagner l’identification des Congolais vivant hors du territoire national.
Répondant à une interrogation sur la place des femmes dans la vie politique, la ministre Micheline OMBAE a évoqué la stratégie de « masculinité positive ». Pour elle, cette initiative portée par le président Félix TSHISEKEDI entend impliquer les hommes et les femmes dans la promotion des droits des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre.

« Nous devons maintenant capitaliser l’espace qui nous est donné pour progresser et aller de l’avant », a-t-elle déclaré.
Micheline OMBAE annonce l’intégration des cours consacrés à la masculinité positive dans les programmes scolaires de l’enseignement primaire et secondaire.
S’agissant de la prise en charge des survivantes des violences, la ministre du GFE a rappelé le rôle des Centres intégrés de services multisectoriels (CISM). Ces structures assurent notamment un accompagnement médical, psychologique, juridique et judiciaire, ainsi qu’un appui à la réinsertion scolaire et économique.
Micheline OMBAE a également parlé du travail de l’Agence de lutte contre les violences faites à la femme et à la jeune fille (AVIFEM).

Dans les zones touchées par les conflits, elle a évoqué notamment l’intervention du Fonarev, de l’UNFPA et de l’UNICEF dans la prise en charge et l’accompagnement des survivantes.
Aggée CHUGA
