Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, les épreuves de l’Examen d’État ont aussi débuté ce lundi 22 juin, dans un contexte marqué par l’épidémie de maladie à virus Ebola. Malgré les inquiétudes sanitaires, les finalistes, dont de nombreuses jeunes filles, ont répondu présents dans les différents centres de passation.

Des candidats mobilisés
Selon les données relayées par l’Agence congolaise de presse (ACP), plus de 31 200 élèves finalistes participent à cette session de l’examen d’État en Ituri. Ils sont répartis dans 92 centres de passation à travers la province. Dès les premières heures de la matinée, les candidats ont rejoint leurs centres respectifs pour affronter cette étape décisive de leur parcours scolaire.

Des mesures sanitaires renforcées
Face à l’épidémie d’Ebola qui touche la province, les autorités éducatives ont mis en place plusieurs mesures de prévention afin de protéger les candidats et le personnel encadrant. Parmi les dispositions retenues figure notamment la limitation du nombre de candidats à 25 par salle de classe. Cette mesure vise à réduire les risques de propagation de la maladie pendant le déroulement des épreuves.

Un examen sous le signe de la responsabilité
Au niveau national, le lancement officiel de l’Examen d’État, édition 2025-2026, a été effectué au Lycée Tuendelee de Lubumbashi par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa MALU DINANGA.

À cette occasion, la ministre a exhorté les finalistes, les encadreurs ainsi que les équipes chargées de la correction à faire preuve de responsabilité et d’intégrité tout au long du processus. Elle a notamment rappelé que la tricherie et la fraude ne sont pas tolérées, appelant chaque acteur à contribuer à la crédibilité de cet examen national.
La détermination des élèves face à l’adversité
En Ituri, la participation des finalistes malgré le contexte sanitaire témoigne de leur détermination à poursuivre leur parcours académique. Pour les jeunes filles comme pour les garçons, ces épreuves représentent une étape importante vers l’enseignement supérieur et la réalisation de leurs ambitions professionnelles.
Dans une province confrontée à de nombreux défis, leur présence dans les salles d’examen illustre la résilience de la jeunesse congolaise face aux obstacles.
Ézéchiel NGAMANIA
