Porté depuis plusieurs décennies par les mouvements de défense des droits des femmes, le combat pour une représentation équilibrée dans les sphères de décision connaît une progression graduelle en République démocratique du Congo.

Si les avancées juridiques, notamment l’inscription du principe de la parité dans la Constitution, témoignent d’une volonté politique affirmée, les défis demeurent importants, particulièrement dans le secteur privé où l’accès des femmes aux fonctions dirigeantes reste limité. Dans ce contexte, la promotion d’une gouvernance inclusive s’impose désormais comme un facteur essentiel de performance institutionnelle, de croissance économique et de développement durable.
C’est dans cette dynamique que s’est tenue, le lundi 6 juillet, à Kinshasa, une table ronde consacrée à la gouvernance inclusive, au leadership féminin et à la performance durable. Organisée au Pullman Hôtel par le Gender Equality Program for Leaders (GEPL), sous l’impulsion du United Nations Global Compact Network RDC, avec l’appui d’ONU Femmes, cette rencontre a marqué la clôture du programme GEPL tout en ouvrant la voie au prochain Forum sur le Leadership de la Femme d’Impact d’Afrique (FFIA).

Elle a réuni des représentants des pouvoirs publics, du secteur privé et des partenaires techniques autour des mécanismes destinés à renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des organisations.
Intervenant au nom de la ministre du Genre, Famille et Enfant, la secrétaire générale Esther KAMWANYA a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de l’inclusion un levier stratégique de transformation nationale. Elle a souligné que la présence des femmes dans les instances de décision ne relève plus uniquement d’une exigence de justice sociale, mais constitue désormais un impératif de bonne gouvernance, de compétitivité et de performance.

Saluant les acquis du programme GEPL, elle a mis en avant son apport dans l’accompagnement des entreprises vers des pratiques plus inclusives, notamment à travers le recrutement équitable, la valorisation des talents féminins, le mentorat et l’intégration de la dimension genre dans les politiques de gestion des ressources humaines.
À l’approche du Forum sur le Leadership de la Femme d’Impact d’Afrique, les autorités congolaises ont appelé les entreprises à transformer leurs engagements en actions concrètes, en favorisant un meilleur accès des femmes aux postes de responsabilité, le mentorat intergénérationnel, la promotion d’une masculinité positive ainsi que l’élargissement des opportunités offertes aux jeunes femmes.

Le gouvernement, à travers le ministère du Genre, Famille et Enfant, entend poursuivre son action de plaidoyer afin que la gouvernance inclusive s’inscrive durablement dans les pratiques des institutions publiques et des entreprises, au service d’un développement plus équitable et durable.
Aggée CHUGA
