Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a publié la première vague des résultats de la 59ᵉ édition de l’Examen d’État 2026.Les provinces éducationnelles de Kinshasa-Tshangu, du Haut-Katanga 1, du Kasaï-Oriental 1 et du Kasaï-Oriental 2 sont les premières concernées.

À la lecture des tableaux des meilleurs lauréats publiés par le ministère, une tendance se dégage : les filles occupent une place de choix parmi les meilleurs résultats, notamment dans plusieurs filières générales et techniques.

À Kinshasa-Tshangu, les deux meilleurs scores en Latin-Philosophie (88 %) sont réalisés par des élèves du Lycée Sainte-Thérèse. Parmi les trois meilleurs lauréats de cette option, deux sont des filles. Les candidates se distinguent également en Sciences (87 %), en Commerciale et Gestion (86 %), en Coupe et Couture (80 %), en Hôtellerie et Restauration (76 %) ainsi qu’en Construction (75 %), illustrant leur percée dans des domaines longtemps considérés comme dominés par les garçons.
Le même constat s’observe dans la province éducationnelle du Haut-Katanga 1, où plusieurs jeunes filles figurent parmi les meilleurs lauréats en Sciences (89 %), en Latin-Philosophie (88 %), en Pédagogie générale (89 %), en Commerciale et Gestion (88 %), en Coupe et Couture (82 %), en Hôtellerie et Restauration (80 %), en Nutrition (75 %) et en Pêche et Navigation (74 %).

Elles excellent également dans plusieurs filières techniques, notamment en Électronique, en Électricité, en Construction, en Métallurgie ainsi qu’en Mine et Géologie, confirmant une progression remarquable dans ces secteurs.
Si les provinces du Kasaï-Oriental 1 et du Kasaï-Oriental 2 enregistrent des pourcentages globalement plus modestes, les filles y figurent également parmi les meilleurs lauréats, notamment en Commerciale et Gestion et en Nutrition, témoignant de leur compétitivité.
Cette première publication met ainsi en lumière la progression des jeunes filles dans le système éducatif congolais.

Au-delà des chiffres, ces résultats reflètent leur détermination, leur excellence académique et leur capacité à s’imposer dans toutes les filières, y compris les plus techniques. Les prochaines publications des résultats permettront d’offrir une vision plus complète de cette dynamique qui se dessine dès cette première vague.
Aggée CHUGA
