Près de 46 cas de violences sexuelles liées aux conflits armés ont été recensés au cours du mois de juin dans l’est de la RDC, selon le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH).

Ces violences ont principalement affecté les femmes. Elles représentent 71 victimes sur les 73 enregistrées. Il s’agit de 56 femmes et de 15 filles. Avec ces chiffres, cette agence onusienne fait état d’une augmentation de 4% de personnes affectées par rapport au mois précédent.
Selon le BCNUDH, les provinces du Nord et Sud-Kivu restent les plus touchées. Le Nord-Kivu compte 52 victimes, dont 44 femmes, six filles et deux hommes. 10 victimes, parmi lesquelles quatre femmes et six filles, ont été recensées au Sud-Kivu.

« Contrairement au mois précédent, les groupes armés ont constitué les principaux responsables de violences sexuelles documentées au cours du mois de juin, affectant 56 victimes, soit 77 % de l’ensemble des victimes recensées. L’AFC-M23 a été le principal responsable de ces violences avec 34 victimes », a rapporté le BCNUDH.
Par ailleurs, l’agence onusienne souligne que douze poursuites judiciaires ont été engagées par les juridictions militaires durant cette période. Ces procédures concernent 11 militaires des FARDC et un membre d’un groupe armé. Ils sont poursuivis pour des violations et atteintes aux droits humains.
Ce rapport ravive les inquiétudes sur des violations et atteintes aux droits humains dans les zones de conflits, notamment dans la région du Kivu, en proie à l’activisme de la rébellion du M23-AFC, soutenue par le Rwanda. En mai dernier, cette agence des Nations unies avait alerté sur l’augmentation des violences sexuelles, faisant état de 70 victimes affectées par 40 cas.
Aggée CHUGA
