Arrestation du journaliste Yves Buya : La journaliste Margo Langu lui demande, pour l’avenir d’être modéré et calme

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Le journaliste congolais Yves Buya a été arrêté et se trouve depuis quelques jours au Centre Pénitentiaire et Rééducation de Kinshasa, pour une affaire de diffamation qui l’oppose au journaliste Israël Mutombo.

Le 1er juin 2022, un point de presse organisé par le Rassemblement des Journalistes pour l’émergence du Congo, RAJEC, a eu lieu à l’église Fatima, dans la commune de la Gombe, sur cette situation.

Figures de proue de ce mouvement, les journalistes Serge Kabongo, Edmond Izuba et Pieter Tiani, ont échangé avec les membres de la presse invitée pour la circonstance. Ces derniers ont condamné l’arrestation de leur confrère Yves Buya, et même le fait  qu’il ait été ‹‹ enlevé avec l’aide d’un autre journaliste ››, en la personne de Israël Mutombo, le célèbre présentateur de l’émission “Bosolo na Politik”, et patron du groupe de presse “Bosolo TV”.

Les journalistes membres du RAJEC ont fustigé cet acte et parfois tiré à boulets rouges sur le confrère Israël Mutombo qu’ils ont accusé d’être de connivence avec les services d’intelligence de la RDC pour traquer ses confrères journalistes.

À la fin de cette rencontre, la journaliste Margo Langu,  souhaite la libération de Yves Buya, mais lui demande surtout d’être calme et modéré dans ses propos, car elle estime que ce dernier a aussi une part de responsabilité dans ce dossier :

‹‹ La place de Yves Buya n’est pas à la prison mais plutôt dans une rédaction, nos aînés dans la profession doivent arrêter avec le double-jeu, du genre on te soudoie pour insulter une personne sur les médias ensuite tu vas bouffer l’argent chez la personne que tu as vilipendée. Le journalisme au Congo est terni par le goût des billets verts. Je suis venu soutenir les membres du RAJEC avec ce qui est arrivé à Yves Buya. Ce dernier doit savoir qu’en prison on ne tue personne, c’est ce qui est arrivé à notre consœur Tatiana Osango qui a fait 14 jours dans les locaux de l’ANR. Yves Buya est là juste depuis 3 jours, qu’il supporte. Pieter Tiani, Mike Mukebayi, Daniel Nsafu, Patrick Lokale sont aussi passés par là. Ils n’y sont pas morts. Que cela le rende plus Sage ››, a dit la journaliste kinoise.

Notez que les journalistes membres du RAJEC ont fait savoir qu’ils ont saisi le conseil de discipline de l’Union Nationale de la Presse du Congo, UNPC,  et prévoient de voir d’autres dirigeants notamment politico-administratives du pays, pour la libération de leur confrère Yves Buya. Une histoire à suivre.

Dave Ngonde

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