Le corps d’une jeune femme a été retrouvé dans un état de décomposition avancée à Panguila, dans la province de Bengo, en Angola, plusieurs jours après sa disparition. Vilma KISSUA LEMBECA, tel est le nom de la victime.

Selon le témoignage de l’une de ses proches, cette jeune femme âgée de 25 ans s’était rendue dans un bar de son quartier, où elle aurait rencontré son bourreau. Ils ont sympathisé, puis cet homme lui aurait proposé d’entretenir une relation sexuelle, en échange de 40 000 Kwanzas, soit près de 40 dollars américains.

Vilma KISSUA a accepté l’offre. Elle a confié son téléphone à son amie, en lui promettant de revenir dans trente minutes, avant de quitter le bar avec cet homme.
Depuis, sa famille est restée sans nouvelles d’elle. Après le signalement de sa disparition à la police, Vilma KISSUA a été finalement retrouvée morte dans un puits, son corps portant des traces présumées de violences sexuelles et des signes d’asphyxie.

D’après une note du Service d’enquête criminelle (SIC), le suspect est identifié comme Paulo JOSE MIGUEL, connu sous le nom « d’Alex » ou « Careca ».Le site d’information Primeiro Impacto renseigne qu’il a été localisé et placé en détention à Luanda, à la suite des investigations menées par le SIC-Bengo, en coordination avec le SIC-Luanda, afin d’élucider les circonstances de la mort de Vilma KISSUA.
Ce tueur présumé ne serait pas à son premier forfait. En octobre 2024, il avait été arrêté à Luanda pour les meurtres de quatre femmes commis selon un mode opératoire similaire. La mort de Vilma KISSUA LEMBECA laisse derrière elle une famille endeuillée et un suspens sur la copine à qui le téléphone de la victime aurait été confié juste avant le départ de cette dernière avec son bourreau.
Cette affaire doit aussi interpeller les jeunes filles qui s’adonnent aux premiers venus sans connaître ce qu’ils sont vraiment.
Nadège KABEDI
