La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline OMBAE KALAMA, a appelé à intégrer la réinsertion socio-économique dans la prise en charge des survivantes des violences basées sur le genre (VBG) au-delà des seuls soins médicaux.

C’est un plaidoyer lancé lors d’une visite d’évaluation au Centre intégré de services multisectoriels (CISM) de l’Hôpital général de référence Mère et Enfant, situé dans la commune de Ngaba.

Micheline OMBAE a insisté sur la nécessité d’une prise en charge globale incluant les soins médicaux, l’accompagnement juridique et judiciaire, ainsi que la réhabilitation socio-économique des victimes.
Pour elle, la lutte contre les violences sexuelles et les VBG figure parmi les priorités du gouvernement pour la période 2025-2027.
La ministre du GFAE entend redynamiser les CISM et améliorer leur fonctionnement, annonçant la signature de deux arrêtés portant respectivement sur le règlement d’ordre intérieur et la désignation des membres de la Coordination nationale des CISM, chargée de coordonner les centres et d’assurer la régularité de leurs rapports.
La ministre du GFAE a également relevé l’insuffisance des structures disponibles à Kinshasa, qui ne compte actuellement que quatre Centres intégrés de services multisectoriels. Le gouvernement envisage d’en installer un dans chaque commune et poursuit les démarches visant leur institutionnalisation.

La ministre Micheline OMBAE a, par ailleurs, reconnu les difficultés liées à la prise en charge du personnel, souvent dépendante de projets à durée déterminée, promettant de poursuivre le plaidoyer pour répondre aux besoins prioritaires.
Le docteur Hervé MOKE, médecin directeur de l’Hôpital de référence Mère et Enfant, a indiqué que les services offerts sont gratuits. D’après lui, son établissement accueille principalement de jeunes filles mineures orientées par des sous-commissariats de police et des institutions judiciaires.
Depuis 2018, le centre a reçu 2 874 victimes. Pour la seule année en cours, 161 cas ont été enregistrés, sans que toutes les survivantes puissent bénéficier d’un accompagnement jusqu’à leur réinsertion socio-économique, faute de moyens.
Aggée CHUGA
