La chanteuse gospel Eunice MANYANGA a, dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dénoncé un acharnement en ligne lié à son apparence physique.
Agacée, elle affirme être victime d’insultes et d’attaques d’internautes anonymes en raison de sa corpulence au quotidien.
Une situation qui l’exaspère.

« Je subis du harcèlement sur les réseaux sociaux à cause de ma taille depuis 2025. Cela me fait vraiment mal, car certains vont jusqu’à m’insulter. Dans la vie, nous ne sommes pas tous pareils. Je n’ai pas la taille que certains voudraient que j’aie, mais celle-ci me va bien », a déclaré la chanteuse gospel.
Eunice MANYANGA invite ses détracteurs à arrêter, rappelant que Dieu l’a créée ainsi.

« Je ne me plains pas. Je ne suis pas la première personne au monde à être grasse. L’acharnement et le harcèlement, c’est trop. Il faut vraiment arrêter. Je n’ai jamais dit à quelqu’un que je me sentais étouffée. Pour preuve, je me donne à fond durant mes concerts », a-t-elle lâché.
La chanteuse gospel affirme que certains agissements peuvent réveiller des blessures qui cicatrisent. Elle demande à ceux qui n’apprécient pas sa présence de ne plus la suivre sur les réseaux sociaux.

« Je suis grasse, je suis comme une baleine, pas de problème. Tout ce que vous direz à propos de ma taille, je l’assume. Ceux qui ne m’apprécient pas sont dans leur droit, mais le respect est une obligation », a indiqué Eunice MANYANGA.
Cette situation relance le débat sur le harcèlement en ligne, devenu fréquent en RDC. Dans la loi congolaise, cette infraction se caractérise par des comportements répétés, des messages intimidants, menaçants, haineux, la publication d’informations personnelles sans consentement ou la diffusion de contenus intimes (comme des sextapes).
Le Code du numérique punit le harcèlement dans ses articles 358-359 ou selon les références spécifiques du code sur les injures et le cyberharcèlement.
Selon les cas et la gravité des faits, le harcèlement numérique et les infractions associées (injures publiques, diffamation, usurpation d’identité) sont passibles d’une peine allant d’un mois à 5 ans de servitude pénale et d’amendes significatives.
Ezéchiel NGAMANIA
