« De l’information à l’acceptation et de l’acceptation à l’action ». Ce thème a animé les échanges lors d’une conférence consacrée à la drépanocytose tenue à Kinshasa samedi 12 septembre 2026.

Organisée par Drépa Life, en collaboration avec l’ASBL Khalifa-Khalifa, cette rencontre a mis l’accent sur la sensibilisation, l’acceptation de la maladie et les attitudes à adopter pour mieux vivre avec la drépanocytose.

« J’ai mis du temps à accepter ma situation. Je suis passée à l’étape de l’acceptation, il y a seulement 5 ans. Cela m’a appris à adapter ma vie quotidienne sans pour autant me priver de la vie », a témoigné Anne-MARIE MASANGU, initiatrice Drépa Life.
Pour Aminata KAMATE, présidente de la Fondation Khalifa-Khalifa, la sensibilisation doit passer par le partage d’expériences. En donnant son témoignage, elle a insisté sur l’importance du dépistage prénuptial, avant de s’engager dans le mariage ou de décider d’avoir des enfants.

« Connaître son statut permet aux futurs couples de mieux comprendre les risques liés à la drépanocytose et de prendre des décisions éclairées pour leur avenir familial », a-t-elle indiqué.
Cette activité intervient dans un contexte marqué par des avancées législatives dans la lutte contre la drépanocytose en RDC. En juin dernier, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à renforcer la prévention, le dépistage précoce et la prise en charge de cette maladie. Le texte prévoit notamment de rendre obligatoires et gratuits les dépistages prénuptial et néonatal.
Selon des données présentées par le Programme national de lutte contre la drépanocytose (PNLCD), environ 2 à 3 % des nouveau-nés seraient homozygotes SS, tandis que 25 à 30 % seraient porteurs du trait AS.
Aggée CHUGA
