Pour renforcer la riposte contre l’épidémie à virus Ebola, la Première ministre, Judith SUMINWA, a instruit, lors d’une réunion autour de la situation épidémiologique, d’assurer une meilleure prise en charge des professionnels engagés dans la riposte et d’intensifier la communication auprès des communautés.

Le ministre de la Santé publique et Prévoyance sociale, Samuel Roger KAMBA, a présenté l’évolution de la situation à la cheffe du gouvernement. Les membres de l’équipe de la riposte, dont le professeur Jean-Jacques MUYEMBE,ont aussi pris part à cette réunion.

Durant les échanges, les autorités ont examiné les recherches en cours sur deux vaccins spécifiques contre la souche Bundibugyo. Elles envisagent de recourir aux antiviraux pour la prise en charge des malades et, dans certaines conditions, des personnes très exposées au virus. Il s’agit notamment de prestataires de santé, qui sont en première ligne.
La réunion autour de Judith SUMINWA a aussi permis de valider un barème de prise en charge salariale pour les médecins, infirmiers et autres professionnels mobilisés dans la lutte contre l’épidémie.
D’après le ministre Samuel Roger KAMBA, cette mesure vise à harmoniser la prise en charge des équipes engagées sur le terrain.
Le dispositif, affirme le ministre de la Santé, devrait être formalisé à travers un arrêté.

Par ailleurs, Judith SUMINWA a insisté sur la nécessité de renforcer la qualité et la cohérence des messages diffusés auprès des communautés afin de lutter contre les rumeurs et les fausses informations liées à l’épidémie.

Depuis mai, la RDC fait face à la résurgence du virus Ebola avec le variant Bundibugyo. Le pays a déjà recensé plus de 5000 cas confirmés et plus de 2300 décès. Hormis la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, cinq autres provinces sont touchées.
Concernant la capitale, Kinshasa, le ministre de la Santé rassure qu’il n’y a aucun cas confirmé et appelle à maintenir la vigilance. À environ 65 kilomètres de Kinshasa, un poste sanitaire contrôle les embarcations en provenance des zones concernées et vérifie les passagers avant leur arrivée dans la capitale.
Germaine BAKAMBANA
