La Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA a présidé, jeudi 15 janvier soir à la Primature, une importante séance de travail consacrée au suivi de l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). Cette rencontre stratégique intervient six mois après la signature du décret du 30 mai 2025, qui a relevé le SMIG de 7 075 FC à 14 500 FC, avec une projection à 21 500 FC à partir de janvier 2026.

Six mois après le décret, un état des lieux sans détour
La réunion a réuni les membres du Gouvernement, notamment le Vice-Premier Ministre de l’Économie nationale, le Ministre de l’Emploi et du Travail, la Ministre du Portefeuille ainsi que le Ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement. Les partenaires sociaux y ont également pris part, notamment l’Intersyndicale nationale, forte de 12 corporations, et les représentants du patronat.
Les échanges ont porté sur l’évaluation de la mise en œuvre du SMIG réajusté et sur les perspectives visant à renforcer un dialogue social inclusif et durable entre les employeurs et les travailleurs.

Face aux réticences du patronat, la Cheffe du Gouvernement reste ferme
Au cours des discussions, certains représentants du patronat ont exprimé leurs difficultés à appliquer, à court terme, le SMIG projeté à 21 500 FC. Une position à laquelle la Première Ministre a opposé une fermeté claire, réaffirmant le caractère irréversible de cette avancée sociale majeure.
Cette détermination a été saluée par les représentants des travailleurs, qui considèrent que Judith SUMINWA TULUKA inscrit son action dans l’histoire sociale de la RDC, en portant une révalorisation inédite du SMIG, conformément à la vision sociale du Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO.
Une réforme sociale pour restaurer le pouvoir d’achat
Resté figé à 7 075 FC depuis 2007, le SMIG ne répondait plus aux réalités économiques du pays. En le portant à 14 500 FC, avec une projection à 21 500 FC, le Gouvernement SUMINWA entend réhabiliter la valeur du travail et améliorer concrètement le pouvoir d’achat des ménages congolais. Cette mesure s’inscrit pleinement dans le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024–2028, particulièrement dans son premier pilier dédié à la création d’emplois décents, à la protection du pouvoir d’achat et à la promotion du dialogue social comme socle de cohésion nationale.
Le dialogue social au cœur de la méthode SUMINWA
Soucieuse de préserver la paix sociale, la Première Ministre a encouragé la convocation prochaine du Conseil national du travail (CNT), cadre légal et permanent du dialogue social en République démocratique du Congo.

« La Première Ministre a tenu à s’assurer, six mois après la signature de son décret, d’une compréhension partagée et de l’effectivité de son application. Des divergences subsistent, mais les partenaires sociaux se retrouveront au sein du Conseil national du travail, sous la coordination du Ministre du Travail, afin de consolider la paix sociale dans les secteurs public et privé », a expliqué le Ministre de la Communication et Médias, Patrick MUYAYA.
Un dispositif légal de suivi déjà opérationnel
Le Ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand MASSAMBA wa MASSAMBA, a rappelé que la loi prévoit une commission de suivi du SMIG. « Cette commission a travaillé et, au terme de six mois, elle transmet ses conclusions au Conseil national du travail, instance chargée d’examiner les avancées, les difficultés et les ajustements éventuels », a-t-il précisé.
Les travailleurs saluent une volonté politique assumée
Du côté des travailleurs, le soutien à l’action gouvernementale est sans équivoque.
Le président de l’Intersyndicale nationale de l’administration publique, Fidèle KIYANGI, a salué l’engagement personnel de la Première Ministre.
« Nous avons reçu l’assurance que le SMIG de 14 500 FC ne sera pas remis en cause et que celui de 21 500 FC sera maintenu. La Cheffe du Gouvernement nous a rassurés de sa détermination. Nous irons au CNT pour réaffirmer la position des travailleurs », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les travailleurs «manquent de mains pour applaudir le Président de la République et la Première Ministre » pour un SMIG « à visage humain, respectueux du panier de la ménagère ».
Vers une concertation élargie au sein du CNT
La prochaine réunion du Conseil national du travail portera principalement sur trois points majeurs :
l’examen de l’application du SMIG selon la tension salariale de 1 à 10 ;
la clarification autour du SMAG (Salaire minimum agricole garanti) ;
les discussions relatives aux jours fériés légaux.
En conjuguant fermeté sur les principes et ouverture au dialogue, Judith SUMINWA TULUKA confirme une gouvernance sociale alignée sur le PAG 2024–2028, plaçant la dignité du travailleur, le pouvoir d’achat et le dialogue social permanent au cœur de la stabilité et de la prospérité partagée en République démocratique du Congo.

MMK
