Pourquoi et comment devenir une femme activiste en RDC : Léonnie Kandolo et Carine Kanku outillent les jeunes filles de Kinshasa

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Le Programme D’initiative pour l’Afrique (Africa Initiative Programme, en anglais ), AIP en sigle, une organisation à but non lucratif, a organisé un moment d’échange et de partage d’expériences sur la vie d’activiste avec quelques femmes et jeunes filles de Kinshasa, le samedi 11 Juin 2022, dans la salle du Centre de Documentation de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et de la Recherche à Kinshasa, CEDESURK.

Deux femmes leaders ont échangé sur ce sujet avec l’assistance. Il s’agit de Léonnie Kandolo et Carine Kanku. La première Léonnie Kandolo, experte en Genre, ressources naturelles et actrice pro-démocratie, a raconté au public son parcours et notamment ce qui lui a servi de déclic pour devenir une femme activiste.

Léonnie Kandolo a fait la rencontre il y a plusieurs années à l’hôpital Sendwe de Lubumbashi, d’une jeune fille de 13 ans qui était enceinte et de plus contaminée par le VIH SIDA. Cette situation l’a révoltée et l’a fait entrer dans le monde de l’activisme pour défendre les autres citoyens précisément les malades du VIH. Léonnie Kandolo a également échangé avec le public sur son combat pour la tenue des élections en RDC, à la fin du second mandat de Joseph Kabila, un combat qui lui a coûté la liberté car elle a été contrainte de vivre pendant 1 an et 26 jours en clandestinité. Léonnie Kandolo a ainsi fait savoir à son auditoire qu’on ne devient pas activiste pour se faire de l’argent, car cela ne rapporte pas d’argent. Mais on le fait pour aider son pays, sa communauté et cela peut vous coûter la vie. ‹‹ Il faut donc le faire avec courage et abnégation ››, a-t-elle martelé.

De son côté Carine Kanku, coach en Genre et développement personnel, psychologue du travail, a exploré l’aspect “courage” avec le public. Pour elle il faut toujours avoir le courage de dénoncer les maux de la société même quand on fait face aux menaces, et c’est cela l’activisme. ‹‹ Faut pas attendre toujours qu’on vous donne une opportunité, mais il faut le créer et aller vers les solutions à nos maux. «L’activisme doit être un combat de tous les jours ››, a-t-elle conseillé.

À la fin de l’activité, Naomie Moke, chargée d’activité dans la structure AIP et jeune activiste des droits des jeunes filles a fait savoir que leur structure a organisé cette activité dans le but de ‹‹ faire des jeunes filles des leaders authentiques et de les encourager à participer au développement de leurs communautés respectives et surtout de se surpasser. ››

‹‹ Je suis très satisfaite du déroulement de cet échange parce que j’ai senti que les jeunes filles ont compris leurs rôles dans la société mais aussi leurs apports pour le développement de leurs communautés respectives ››, a dit Naomie Moke.

Dave Ngonde

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