Le gouvernement congolais a pris la décision de geler la gratuité de l’enseignement dans certaines zones de la République démocratique du Congo, notamment dans les provinces du Nord et Sud Kivu.
Cette suspension a été confirmée par le ministre de l’Intérieur, Jacquemin SHABANI, qui a exprimé, lors du briefing presse tenu à Kinshasa par le Ministre Patrick MUYAYA, sa préoccupation quant à la situation des enfants vivant dans les territoires occupés par le groupe armé M23.

La gratuité de l’enseignement a été instaurée dans le but de garantir l’accès à l’éducation pour tous les enfants congolais, indépendamment de leur situation socio-économique. Cependant, avec l’escalade des conflits dans l’Est de la République démocratique du Congo, des défis importants ont émergé. Les territoires contrôlés par l’AFC/M23 sont devenus des zones de tension, où l’administration gouvernementale est souvent absente :

« Malheureusement, nos enfants dans les territoires occupés ne bénéficient pas de la gratuité de l’enseignement », dit-il.
Cette affirmation met en lumière non seulement les difficultés administratives, mais aussi les conséquences dramatiques pour les enfants qui se retrouvent sans accès à une éducation de qualité.

Par ailleurs, la décision du gouvernement a suscité des réactions mitigées au sein de la société civile et des organisations non gouvernementales. Beaucoup soulignent que la suspension de la gratuité de l’enseignement pourrait aggraver la situation des enfants dans ces zones déjà vulnérables. Des experts en éducation et des défenseurs des droits de l’homme appellent à des solutions alternatives pour garantir l’accès à l’éducation, même dans le contexte de conflit.

Christian MUKAYA
