« Allez-y ! N’ayez pas peur, faites-vous dépister », tel est l’appel lancé par Carine NANIKIAN, présidente de l’ONG « Espoir Pour Elle » et survivante du cancer du sein.

A l’occasion d’Octobre rose 2026, mois dédié à la sensibilisation contre cette maladie, elle encourage les femmes congolaises à profiter des possibilités de dépistage et à ne pas attendre l’apparition de symptômes avant de consulter.
Pour cette survivante, témoigner de son expérience est aussi une manière de contribuer à sauver d’autres vies.

« Lorsqu’on a traversé un cancer, il est important d’en parler pour sauver d’autres personnes qui seraient frappées par cette maladie ou qui, même dans leur entourage, auraient une personne proche malade », explique-t-elle.
Carine NANIKIAN veut également rassurer les femmes qui pourraient découvrir une masse ou une lésion lors du dépistage.
« Si on découvre que vous avez une lésion ou une masse, n’ayez pas peur. Aujourd’hui, le cancer du sein se soigne », affirme-t-elle, avant de s’appuyer sur son propre parcours : «J’en suis moi-même la preuve ».
Son message intervient alors que le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a lancé, ce 1er octobre, une campagne de dépistage du cancer du sein et du cancer du col de l’utérus avec l’appui de la Banque mondiale et de Roche. Une action qui s’inscrit dans le cadre d’Octobre rose.
Cette campagne prévoit le dépistage du cancer du col de l’utérus pour 912 000 femmes dans six provinces, à savoir Kinshasa, le Kongo Central, le Haut-Katanga, l’Équateur, la Tshopo et le Kwilu.
À Kinshasa, 5 000 femmes pourront bénéficier gratuitement du dépistage du cancer du sein, dans le cadre d’un programme appelé à se poursuivre jusqu’en 2028.
Avec son témoignage, Carine NANIKIAN invite les femmes à profiter de cette opportunité et à faire du dépistage un geste de prévention. « Profitez de cette occasion pour vous faire dépister», insiste-t-elle.
Germaine BAKAMBANA
