À l’heure où le mois de mars, dédié aux droits des femmes, touche à sa fin, la ville de Mbuji-Mayi a offert une image forte : celle d’une mobilisation féminine engagée, solidaire et profondément nationale. Au cœur de cette marche symbolique organisée par la société civile du Kasaï Oriental , une voix s’est distinguée, celle de Lisette KABANGA, porteuse d’un message clair à l’endroit des femmes de l’Est de la République démocratique du Congo : « Vous n’êtes pas seules, nous luttons avec vous ».

Dans un contexte marqué par les souffrances persistantes des femmes dans les zones en conflit, cette initiative dépasse le simple cadre d’une manifestation. Elle s’inscrit comme un acte de sororité nationale, un pont entre les régions, et surtout un refus collectif de l’indifférence.

Pour Lisette KABANGA, cette marche est bien plus qu’un rassemblement : elle constitue « la preuve vivante que le Kasaï n’est pas tribal ». Un message fort, dans un pays où les fractures identitaires sont souvent instrumentalisées. Ici, à Mbuji-Mayi, femmes et hommes ont marché non pas en tant que membres d’une communauté, mais comme citoyens d’un même pays, unis par une cause commune : la dignité et la sécurité des femmes congolaises.

Cette démonstration d’unité vient ainsi déconstruire les clichés et rappeler une vérité essentielle : la solidarité féminine et nationale peut transcender les appartenances ethniques et géographiques.

Dans son intervention, Lisette KABANGA a également tenu à exprimer sa gratitude envers les acteurs qui ont contribué à la réussite de cette mobilisation. Elle a salué l’implication de la société civile du Kasaï Oriental, tout en rendant un hommage particulier à Abbé Blaise Kanda, reconnu pour son engagement constant en faveur des causes justes. Elle a également remercié l’ensemble de la délégation mobilisée pour porter haut ce message d’amour et de solidarité.

Alors que mars s’achève, cette marche laisse derrière elle bien plus que des images : elle imprime une dynamique. Celle d’un Congo féminin debout, conscient, et résolument tourné vers l’unité.
Car au-delà des discours, ce sont ces actes concrets qui redessinent l’espoir, celui d’un pays où chaque femme, qu’elle soit de l’Est ou du Kasaï, de l’Equateur ou du Kongo Central, sait qu’elle peut compter sur ses sœurs.
Esther MPEZO OMBA
