La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire s’intensifie dans la commune de Kimbanseke, à Kinshasa. Le 11 mars 2026, la coordinatrice de l’ONG Marie Médiatrice Groupe d’Encadrement Professionnel de la Jeune Fille et de la Femme Rurale (M.M.GEPROF), Bernadette MBUYI, a mené une campagne de sensibilisation dans plusieurs établissements scolaires, grâce au financement du Fonds pour les Femmes Congolaises, en partenariat avec l’ambassade de Suède.

Cette initiative a permis de sensibiliser et de former 50 élèves, 25 filles et 25 garçons issus de cinq écoles de la commune de Kimbanseke. Les établissements concernés sont : le Lycée technique Palazzolo, le Complexe scolaire Madre Teresa Gabrieli, l’Institut Malako, le Complexe scolaire Saint Marc et l’École Don Bosco, tous situés dans le quartier Kingasani.

Lors de cette descente sur le terrain, l’équipe de M.M.GEPROF a également procédé à l’installation de cinq clubs scolaires dédiés à la lutte contre les VBG. Ces clubs, composés d’élèves formés, serviront de relais de sensibilisation au sein de leurs écoles respectives.

Selon Bernadette MBUYI, l’objectif est de renforcer la prévention en dotant les jeunes d’informations et d’outils nécessaires pour identifier, dénoncer et combattre les violences basées sur le genre dans leur environnement scolaire.

Les VBG en milieu scolaire constituent en effet un défi majeur dans de nombreuses communautés. Elles se manifestent sous diverses formes : violences sexuelles, harcèlement, discriminations et pratiques compromettant l’épanouissement des élèves, en particulier des jeunes filles. Plusieurs organisations de la société civile œuvrent ainsi à sensibiliser les enfants dès le bas âge afin de promouvoir une culture du respect, de l’égalité et de la protection des droits des élèves.

Pour la coordinatrice de M.M.GEPROF, agir dès l’école est une stratégie essentielle pour bâtir une société plus équilibrée :

« Si nous parvenons à éradiquer ce fléau à la base, c’est-à-dire en milieu scolaire, nous aurons une société plus juste où les hommes respecteront davantage les femmes et où les femmes seront plus épanouies », a-t-elle expliqué, avant d’appeler la communauté à se mobiliser davantage pour combattre fermement les VBG, aussi bien dans les écoles que dans les quartiers.
Aggée CHUGA
