Alors que la gratuité de l’enseignement est censée garantir l’accès à une éducation de qualité pour tous les enfants, la réalité dans la commune de Makala reste alarmante.

Antoinette LOKOMBA MBOYO, conseillère communale élue, a récemment effectué une visite d’inspection dans plusieurs établissements scolaires de la commune. Son constat est accablant.

À l’École maternelle Saint Claire, à l’Institut Siama et à l’École primaire 6 de Makala, elle a observé des conditions d’apprentissage déplorables : absence de bancs, salles de classe délabrées, tableaux inutilisables, et insalubrité générale. Autant de carences qui sapent les fondements mêmes de la politique de gratuité de l’enseignement public.

« Nous interpellons les autorités provinciales à prendre les choses en main et à changer la donne pour les écoles de Makala. Il est impératif d’inscrire notre commune dans le programme national de réhabilitation des infrastructures scolaires », a déclaré Antoinette LOKOMBA à l’issue de sa visite.
Au-delà du mobilier scolaire, l’élue a également pointé du doigt des problèmes structurels majeurs, comme l’absence de canalisation d’eau et le manque criant de matériel pédagogique. Pour elle, ces défaillances mettent en péril non seulement l’éducation des élèves, mais aussi la dignité du personnel enseignant.

Avec près de 40 écoles dans la commune confrontées à des difficultés similaires, A. LOKOMBA appelle à une mobilisation générale. Elle exhorte les autorités à sortir de l’indifférence et à agir avec responsabilité pour offrir aux enfants de Makala un cadre d’apprentissage digne.

« Il est temps que les décideurs viennent voir la réalité du terrain. Tant que nos écoles resteront dans cet état, la gratuité restera un concept vide de sens pour les familles de Makala », dit-elle.
Ce cri d’alerte résonne comme un appel à la conscience collective : un élève sans banc est un futur sacrifié.

Christian MUKAYA
