En République Démocratique du Congo en général et à Kinshasa en particulier, beaucoup de jeunes filles ayant contracter volontairement ou involontairement une grossesse précoce qui chamboulent le cours de leurs vies, ont été bannies de leurs familles pour avoir contracté une grossesse en étant encore mineures.
Une situation au yeux de la société qui déshonore les parents ou tutelle de la jeune fille et cela a des conséquences néfastes sur la vie de la mère.
Chacune de filles vit différemment ĺ’après grossesse suivi de la stigmatisation. Si certaines sont contraintes de mettre jn terme à leurs études, d’autres sont carrement chassées du toit familial et il y a celles qui sont obligées d’avorter sous la pression de honte.
Ce 11 Octobre, journée internationale de la jeune fille, la rédaction de POURELLE.INFO a approché certaines filles mères. Elles ont relaté le calvaire vécu.
Rejet de la famille, stigmatisation, manque de prise en charge mais aussi le manque de confiance en soi, sont là le quelques éléments clés qui mettent fin à leur avenir.
Sagesse MABIALA, qui est tombée enceinte à l’âge de 17 ans, raconte que comme la plupart des parents africains, ses parents n’ont pas accepté le fait qu’elle soit tombée enceinte si tôt. Elle a dû combiner ses études et un petit boulot à côté pour pouvoir prendre soin de son enfant.
« J’avais 17ans, je sortais avec un étranger précisément un Angolais. Et lorsque je suis tombée enceinte, mes parents étaient vraiment déçus de moi et j’ai décidé d’aller vivre avec ma cousine. Le père de l’enfant m’a donné un petit fond pour me lancer dans un petit commerce. Après quelque temps, moi et le propriétaire de la grossesse on s’est séparé. L’accouchement fut compliqué jusqu’à ce qu’on m’ait fait une césarienne. Je suis passée par des moments durs et inimaginables pour prendre soin de mon enfant, à seulement un mois l’enfant est tombé malade et je me suis battu seule pour qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui.
Si aujourd’hui on me demandait de retomber enceinte je ne pourrais plus l’accepter. Aujourd’hui mon fils a 9 ans et moi grâce à mon commerce je suis à l’université », a raconté Sagesse MABIALA.

Une autre fille-mère à avoir parlé de son histoire à Pourelle.info, c’est Véronique KAMI, une habitante de la ville de Kinshasa. Orpheline de père et de mère, elle s’est retrouvée enceinte à l’âge de 18 ans, ceci dans la maison familiale où elle habitait avec ses sœurs qui voulaient la contraindre à avorter ce qui a fait qu’elle puisse s’enfuir de cette maison.
« En 2023 quand mes sœurs ont appris que j’étais enceinte elles m’ont forcé à avorter, mais je n’ai pas voulu alors je me suis enfuis. Je suis partie habiter dans la maison familiale de l’auteur de la grossesse, mais cela n’a rien changé à ma situation, car personne ne prenait soin de moi et j’ai dû arrêter mes études. Après mon accouchement je me suis trouvé un petit travail dans un mini restaurant appelé communément ”Malewa” et c’est ce travail qui m’aide à prendre soin de mon enfant, même si ce n’est pas grand chose au moins mon enfant a de quoi manger », a-t-elle expliqué.
Le phénomène fille mère qui ne date pas de nos jours continuent à impacter négativement la vie des jeunes filles. Bien que le fait de tomber enceinte très jeunes de nos jours ne posent plus de gros souci qu’avant, les filles continuent à être stigmatiser. ne plus rejet familial et amical.
Toutes les filles ne surmontent pas cette étape de leur vie de manière positive. Beaucoup on dû mal à se reaproprier leur vie et surtout poursuivre leurs études.
Germaine BAKAMBANA
