Mickey Paul, un bébé de 16 mois atteint de la maladie à virus Ebola, a quitté mardi 16 juin le centre de traitement de Rwampara, près de Bunia, après avoir été déclaré guéri par les équipes médicales. L’enfant a regagné son domicile aux côtés de sa mère, médecin de profession, qui avait également contracté la maladie avant de vaincre le virus grâce à une prise en charge adaptée.

Un combat difficile contre la maladie
Revenant sur cette période éprouvante, sa mère, Mireille Kayindo, a expliqué que son fils souffrait depuis quelque temps de fièvre, de diarrhée et de vomissements.
Après une première hospitalisation dans une clinique au début du mois de mai et une amélioration temporaire de son état de santé, les symptômes sont malheureusement réapparus. La situation est devenue plus préoccupante lorsque l’enfant a commencé à présenter des saignements buccaux, un signe évocateur de la maladie.

« À un certain moment, il a présenté des saignements buccaux. J’ai alors contacté la zone de santé. Des prélèvements ont été effectués et nous avons été transférés au centre de traitement Ebola. Aujourd’hui, Dieu merci, mon enfant est guéri et se porte bien. Je manque de mots pour exprimer ma joie », a confié Mireille Kayindo à nos confrères de l’ACP.
Une première guérison d’enfant depuis le début de la flambée
Cette guérison constitue le premier cas de rétablissement d’un enfant enregistré depuis le début de cette flambée épidémique dans la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie en cours dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Pour les équipes engagées dans la riposte, ce rétablissement représente un signal encourageant dans la lutte contre la propagation du virus.
L’importance d’une prise en charge précoce
À travers ce témoignage, les professionnels de santé rappellent l’importance d’une prise en charge rapide dès l’apparition des premiers symptômes.

Toute personne présentant de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée ou des saignements inexpliqués est invitée à se rendre sans délai dans la structure sanitaire la plus proche afin de bénéficier d’une évaluation médicale appropriée et, si nécessaire, d’un traitement adapté.
Germaine BAKAMBANA
