La situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo faisant tant des victimes du côté de la population plus particulièrement les femmes et jeunes filles était au centre de la 37e session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme qui a eu lieu le vendredi 7 février 2025 à Genève en Suisse.
Présente à ces assises, la cheffe de la MONUSCO Bintou KEITA a alerté sur les conséquences à long et moyen termes des récents affrontements entre les rebelles du M23 et les forces armées de la République Démocratique du Congo :

« La prise de la ville de Goma le 27 janvier 2025 a été précédée des combats sanglants opposant d’une part les forces armées de la République Démocratique du Congo et leurs alliés et d’autre part le M23 et les forces armées rwandaises. Ces combats en zone densément peuplée ont provoqué la mort d’au moins 2900 personnes et plus de 3000 blessés. Les conséquences à moyen et long terme m’inquiètent, surtout la résurgence du choléra et le risque élevé du Mpox, l’interruption brusque de la scolarité des enfants, et la multiplication des violences sexuelles liées aux conflits et des violences basées sur le genre », a déploré la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en RDC.
Par ailleurs, le Ministre de la communication et porte parole du gouvernement, Patrick MUYAYA qui a également pris part à ses assises, a souligné la nécessité de renforcer le mécanisme de surveillance et d’alerte précoce pour protéger les civils et prévenir les nouvelles escalades.

« Les forces de maintien de la paix sous le mandat du Conseil de Sécurité, en particulier la MONUSCO, ainsi que les installations humanitaires ont été prises pour cibles à plusieurs reprises, compromettant leur capacité à protéger les civils dans un environnement hostile. Il est essentiel de renforcer les mécanismes de surveillance et d’alerte précoce ainsi que d’assurer une meilleure coordination entre la MONUSCO, les forces de sécurité congolaises et les acteurs régionaux afin de protéger les civils et prévenir les nouvelles escalades de violence », a fait savoir Patrick MUYAYA.
Notons que le conseil de sécurité de l’ONU a décidé de l’établissement d’urgence, d’une mission d’établissement des faits sur les graves violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits et les graves violations du droit international humanitaire commises dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Christian MUKAYA
