Les femmes du territoire de Djugu au nord-est de la ville de Bunia chef-lieu de la province de l’Ituri ( Nord-Est de la République démocratique du Congo ) sont victimes d’agressions sexuelles. Ce, depuis le début des atrocités commises par des factions rebelles dans plusieurs entités coutumières en 2017 et cela se poursuit jusqu’à présent, causant de nombreuses pertes en vies humaines et en matériel.

Cette déclaration a été faite en juin 2025 par Charité BANZA BAVI, l’un des acteurs actifs de la société civile forces vives de la chefferie des Bahema nord dans le territoire précité. Celui-ci a indiqué que ces femmes sont agressées sexuellement lorsqu’elles se rendent au champ pour aller s’approvisionner.

Sans hésitation, ce responsable de la structure citoyenne de cette contrée révèle que ces cas d’agressions sexuelles effectués sont perpétrés par les groupes armés locaux actifs, des militaires FARDC incontrôlés et aussi par des bandes des malfaiteurs sous effet des produits stimulants.
‹‹ Depuis 2017 plusieurs femmes du territoire de Djugu sont victimes d’agressions sexuelles jusqu’à l’heure actuelle elles continuent à être victime surtout lorsqu’elles partent aux champs pour aller chercher des produits vivriers et des bois de chauffage, alors elles sont ciblées par les éléments de groupes armés locaux, des militaires FARDC notamment mais aussi des groupes des cambrioleurs, souvent ces femmes victimes ne veulent pas dénoncer craignant pour leur sécurité ››, a-t-il révélé.

Par ailleurs, Charité BANZA BAVI, fait savoir que 90 % des ces femmes victimes sont originaires des zones de Bahema nord, Baguru, Badjere et des secteurs des Walendu Pitsi, Tatsi et Djatsi.
Une situation qui pousse Charité BANZA BAVI à demander aux autorités compétentes de la région à s’impliquer davantage dans cette affaire afin de mettre fin à ces phénomènes fréquents et malheureux dans le territoire de Djugu en Ituri.
Olivier Bin OKANDE
