Des pluies diluviennes se sont abattues dans la nuit du 4 au 5 avril sur la ville de Kinshasa, provoquant d’importants dégâts matériels et de lourdes pertes en vies humaines, particulièrement dans la circonscription de la Tshangu et la commune de Mont Ngafula. De nombreuses familles se retrouvent désormais sans abri.
Face à cette situation dramatique, la sénatrice élue de Kinshasa, Anne MBUGUJE, a réagi en pointant du doigt un manque d’anticipation de la part du gouvernement provincial.
Selon elle, des mesures préventives auraient pu permettre de limiter les dégâts.
Dans sa déclaration, la sénatrice a exprimé ses condoléances aux familles touchées, tout en regrettant la gestion actuelle de la ville.
« Kinshasa a été construite pour accueillir 500 000 habitants, mais aujourd’hui, elle en compte plus de 17 millions. Cette croissance non maîtrisée nécessite un nouveau plan d’aménagement du territoire », a-t-elle déclaré.

Anne MBUGUJE a également dénoncé l’absence d’un système efficace d’évacuation des déchets, de drainage et de curage des rivières, des facteurs selon elle aggravants lors de catastrophes naturelles comme celle que vient de connaître la capitale congolaise.
Elle appelle le gouvernement central à assurer une prise en charge efficace et coordonnée des sinistrés.
À l’endroit du gouvernement provincial dirigé par le gouverneur Daniel BUMBA, la sénatrice recommande une révision du plan d’urbanisation de Kinshasa, la délocalisation des populations installées sur les lits des rivières, ainsi qu’un suivi attentif des prévisions météorologiques et pluviométriques fournies par la METTELSAT.
Enfin, la sénatrice Anne MBUGUJE a assuré qu’elle restait disponible pour apporter aide et réconfort aux victimes de ces inondations, tout en soulignant que la population kinoise mérite de vivre dans un environnement plus sûr et mieux anticipé.
MMK
