Ce mercredi 17 décembre 2025, l’ONU Femmes RDC a réuni institutions, partenaires, leaders politiques et femmes candidates pour la présentation officielle de l’étude sur les expériences vécues par les femmes candidates aux élections de 2023 en République démocratique du Congo (RDC).

L’ouverture officielle de cette activité a été assurée par Marie-Rose INGOYI, Conseillère genre au ministère du Genre, Famille et Enfants , qui a lancé les travaux par ces mots forts :
« Le jour où nous commencerons à élire un grand nombre de femmes, vous verrez que les choses vont beaucoup évoluer». Ainsi, le ton a été donné pour faire de la représentation féminine une priorité nationale.
Catherine ODIMBA, représentante de l’ONU Femmes, a ensuite contextualisé l’enjeu de cette étude :

« Ce sont les inégalités qui freinent le développement des femmes. Elles vivent soit l’inégalité, soit le favoritisme, jamais l’équité réelle », a-t-elle déclaré.
L’étude, présentée par l’équipe de recherche de l’École de Santé Publique de Kinshasa (ESP), a mis en lumière des réalités préoccupantes :
Maniema, la province la plus touchée par les violences de manière globale (96 %) ;
Violence psychologique : record au Kasaï (92%) ;
Violence économique : plus marquée au Kasaï occidental (62 %) ;
Violence sexuelle : le Kasaï en tête (41 %) ; Cyberviolence : prévalente au Maniema (15%).

Du point de vue soutien politique, les résultats révèlent que :
32 % des femmes n’ont reçu aucune aide de leur parti ;
61 % ont bénéficié d’un appui partiel ;
Seules 5 % ont reçu un soutien complet.
Le représentant de l’Ambassade de Suède en RDC a salué l’engagement des femmes congolaises, en soulignant :

« Nous restons engagés à accompagner le leadership féminin, en renforçant leurs capacités et en soutenant leur pleine participation aux processus électoraux ».
L’événement s’est clôturé autour de recommandations, d’échanges et d’un cocktail, dans une ambiance de détermination et de solidarité féminine.

Aggée CHUGA
