Une onde de choc a traversé la sphère politique congolaise après la mort tragique de la politicienne congolaise KANI ANIANGI Véronique, percutée mortellement au mois d’août 2025 par un gros véhicule 4×4, appartenant à un convoi officiel dans la province du Kongo-Central.
Ancienne vice-gouverneure de Kinshasa, première femme à occuper la fonction de bourgmestre de la commune de Bandalungwa, elle avait également été maire à Lubumbashi et à Kisangani. Figure respectée de la scène politique congolaise, elle était membre du comité central et dignitaire de l’Ordre du Léopard. Son engagement et son parcours en ont fait d’elle une icône, tant pour ses proches que pour les femmes politiques du pays.
Sa fille, Marie-Madeleine KANI NKUTI, a exprimé la douleur de la famille et leur détermination à obtenir la vérité.

« Maman a été percutée par un véhicule, un gros 4×4. Il s’agissait d’un convoi des autorités en place. Le choc a été fatal, elle est morte sur place. Maintenant que nous avons fini les obsèques, nous demandons que la personne qui a renversé maman se présente d’elle-même.
Nous allons probablement prendre un avocat, mais l’appui des autorités serait précieux, puisqu’il s’agit d’une personnalité politique », a-t-elle déclaré en lançant un appel aux autorités nationales pour accompagner la famille dans une éventuelle procédure judiciaire.
La famille KANI réclame une enquête sérieuse et transparente afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame et que les responsabilités soient clairement établies.
La disparition brutale de Véronique KANI ANIANGI laisse un vide immense. Son engagement pour la nation et son parcours remarquable méritent que justice soit rendue dans la dignité et le respect dû à sa mémoire.
Germaine BAKAMBANA
