C’est désormais officiel, la jeune mannequin Murielle KAHINDO KAMBERE de la République démocratique du Congo est désormais détentrice du titre de bachelor en lettres, langues et arts, option modélisme, à l’institut supérieur des arts et métiers ( ISAM), établissement d’enseignement supérieur situé sur l’avenue de la libération ( Ex 24 Novembre) dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Ce titre lui a été décerné le vendredi 5 septembre 2025 après la soutenance de son travail de fin cycle intitulé « Innovation et création d’une collection inspirée de la culture congolaise”.

Durant cette soutenance, Murielle KAHINDO KAMBERE a plaidé pour la réintégration créative des codes vestimentaires traditionnels congolais, en vue de créer un dialogue entre tradition et modernité tout en préservant l’identité culturelle.

« Ce projet permet de valoriser un patrimoine textile riche en mettant en lumière des savoir-faire ancestraux souvent méconnus ou sous-exploités dans la mode contemporaine. En explorant des techniques artisanales telles que le tissage du raphia, le travail de l’écorce battue, la teinture traditionnelle ou encore le perlage manuel, Ce projet démontre que ces pratiques, profondément enracinées dans l’histoire culturelle de la République démocratique du Congo, peuvent être réinterprétées avec modernité et élégance », a-t-elle déclaré.
La jeune styliste poursuit en prodiguant le conseil suivant aux jeunes :

« La jeunesse actuelle oublie très souvent son origine, c’est pourquoi je me suis dit, pour mon projet de travail de fin de cycle je dois parler de I’innovation et création d’une collection inspirée de la culture congolaise. Mon souci dans ce projet est d’inviter les jeunes à se souvenir du passé de nos ancêtres ».
Dans ce plaidoyer de 44 pages, subdivisé en 3 chapitres, la récipiendaire du jour a étalé et défendu devant les membres du jury, un plan de financement qui, selon elle, éclaircit les dépenses effectuées pour mettre en place l’oeuvre dénommée « E nyumba y’a Mama « .

« Comme tout projet préparé et défendu, il nous est demandé de faire un budget prévisionnel. Alors dans le tableau que vous avez vu dans mon chapitre 3, qui a porté le nom de montage financier, j’ai énuméré le budget que j’ai mis en place pour réaliser l’oeuvre “E nyumba y’a Mama”, terme tiré de la langue du peuple Nande, qui veut dire “maison Mère en français (…). L’oeuvre “E nyumba y’a Mama” s’articule autour des éléments majeurs : la jupe, le corset et le manteau doté d’une traîne. Ensemble, ils constituent une représentation vestimentaire de la maison mère », a-t-elle dit.
Et de conclure : « J’ai dépensé plus au moins 738 dollars américains pour réaliser et présenter cette oeuvre . Dans cette somme, il y a les tissus, la matière première, les mains d’œuvres et autres ».

Après sa prestation , la native de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu a obtenu la mention SATISFACTION, couronnant ainsi son cursus universitaire dans cet Alma Mater.

Intervenante dans plusieurs projets initiés par la rédaction de POURELLE.INFO, Murielle KAHINDO KAMBERE a toujours démontré son attachement à la mode et au stylisme, et surtout en début juillet 2025 lorsqu’elle a éclairé sur la différence entre la coupe et couture et le stylisme, une mise au point qui a permis aux lecteurs de tirer des conclusions claires.
Bon vent à elle pour la suite !
Ézéchiel NGAMANIA
