A l’approche du dialogue national en RDC, la Voix des femmes pour la paix et la sécurité (VFPS-RDC) affiche l’ambition de mobiliser pour une participation effective des femmes à toutes les étapes de ce processus.

Cette structure réunit des femmes leaders, des organisations féminines, des médiatrices, des expertes et des actrices engagées dans la prévention et la résolution des conflits.

Lors d’une conférence de presse mardi 22 septembre, la VFPS-RDC a exigé l’implication des femmes dans les différentes structures du dialogue national et d’avoir accès à des responsabilités réelles de facilitation, de médiation, d’expertise, de rapportage et de suivi.
Lors de son intervention, Georgette BIEBIE, secrétaire exécutive de la VFPS-RDC, a affirmé qu’inclure les femmes au dialogue n’est pas une faveur.

« C’est une question de droit, de justice, d’équité et une condition primordiale pour avoir un dialogue plus intelligent, plus représentatif et des solutions qui tiennent dans le temps », a-t-elle souligné, évoquant l’article 14 de la Constitution garantissant la parité.
Georgette BIEBIE se convainc qu’avec leurs expériences, les femmes peuvent apporter des solutions concrètes et durables.

« Les femmes sont souvent les premières victimes des conflits, mais aussi les premières à gérer les conséquences de ces conflits (déplacés, écoles détruites, problème de santé, cohésion sociale). Elles connaissent les causes profondes des tensions dans les familles et dans les communautés », a-t-elle expliqué.
La VFPS-RDC recommande également une représentation diversifiée des femmes issues des provinces et territoires, notamment des zones affectées par les conflits. Bien plus, elle préconise la participation effective des femmes déplacées, survivantes de violences, femmes rurales, jeunes femmes, femmes vivant avec handicap et actrices communautaires. Cette structure de la société insiste sur la lutte contre l’impunité, estimant que la recherche de la paix ne peut être dissociée de la justice, de la vérité, de la réparation et des garanties de non-répétition.
Pour Chantal MALAMBA, porte-parole de la VFPS-RDC, la femme du Congo doit être représentée dans toute sa diversité.

« Nous allons faire des consultations pour que toutes les catégories des femmes se disent qu’elles ont participé à la création du nouveau Congo », a-t-elle déclaré.

En RDC, le dialogue national se précise. Le 13 septembre dernier, le président Félix TSHISEKEDI a signé une ordonnance portant organisation et fonctionnement du comité d’organisation du dialogue national. La composition du comité n’est pas encore communiquée.
En prélude de ces assises, la VFPS-RDC entend faire contribuer les femmes de différents horizons à la rédaction du Livre Blanc. Un document qui va répertorier les différents problèmes ainsi que des propositions des femmes pour une paix durable.
MT
