La Première ministre Judith SUMINWA a appelé les équipes de la riposte contre la maladie à virus Ebola, lors de la réunion de Conseil des ministres tenue vendredi 11 septembre, à maintenir la vigilance malgré la baisse des contaminations.

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, les experts ont assuré que l’épidémie est sous contrôle et que le pic a déjà été atteint en se basant sur les indicateurs disponibles.
Le ministre de la Santé publique, Roger KAMBA, indique que le nombre quotidien de contaminations est passé d’environ 120 cas à près de 80. Sur les 62 zones de santé touchées, 10 n’ont enregistré aucun nouveau cas depuis plus de 22 jours, dont 6 depuis plus de 42 jours.

Ces chiffres témoignent d’une évolution favorable de la situation, alors que les autorités sanitaires observent également une diminution progressive des cas confirmés et des décès liés à la maladie.
Judith SUMINWA ne veut pas que l’équipe de la riposte baisse la garde
La cheffe du gouvernement invite les acteurs directement impliqués dans la riposte à redoubler d’efforts afin de maintenir ce cap, même si ces signes sont encourageants dans l’évolution de l’épidémie à virus Ebola.

La première ministre est également revenue sur la réunion d’évaluation de la riposte qu’elle avait convoquée et dirigée la veille, soit jeudi 10 septembre. Cette réunion a permis de faire le point sur les opérations menées sur le terrain et les ressources mobilisées dans le cadre de la riposte ainsi que sur la collaboration avec les partenaires techniques et financiers.
Sur le volet financier, Roger KAMBA a transmis à la Première ministre un rapport financier intérimaire sur l’utilisation des fonds débloqués par le Trésor public pour financer la riposte.
Le gouvernement entend renforcer la redevabilité et la transparence de toutes les structures engagées dans la lutte contre Ebola, sans distinction entre les acteurs nationaux et internationaux.
Déclarée officiellement en mai 2026 dans la province de l’Ituri, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC est provoquée par le virus Bundibugyo. Elle s’est progressivement étendue à plusieurs provinces, touchant désormais sept provinces et plus de 60 zones de santé. Si les indicateurs évoluent favorablement, les autorités maintiennent la pression pour consolider cette tendance.
Germaine BAKAMBANA
