Le plan d’action 2026 du programme «Union pour l’Egalité des Genres » (UPEG) a été validé au cours d’une réunion de travail du comité de pilotage présidé par la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline OMBAE, à Kinshasa mercredi 9 septembre.
Lors de cette séance de travail, les participants ont passé en revue les résultats enregistrés en 2025 et validé des priorités opérationnelles ainsi que financières pour l’année 2026.
Micheline OMBAE a appelé les partenaires à renforcer les synergies et à privilégier des décisions susceptibles d’accélérer l’impact du programme.

« Je réaffirme l’engagement du ministère du GFE à poursuivre son rôle de leadership et de coordination dans la promotion de l’égalité du genre et de l’autonomisation des femmes », a-t-elle déclaré.
Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’ONU Femmes et l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), l’UPEG a contribué à la coordination nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, avec plus de 50 recommandations stratégiques formulées pour améliorer la réponse institutionnelle.
S’exprimant au nom de l’UE, François MOUREAU, représentant de la coopération de l’ambassade de Belgique, a salué les avancées réalisées malgré un contexte sécuritaire, humanitaire et économique difficile. Il estime que ces avancées doivent s’accompagner d’une plus grande redevabilité, mais aussi d’une meilleure utilisation des données disponibles pour renforcer l’efficacité de l’action publique.
Pour le plan d’action 2026, l’UE prévoit de soutenir une approche intégrée. Celle-ci combine prévention des violences, accès à la justice, protection des survivantes, autonomisation économique et transformation des normes sociales.

En 2025, la base nationale de données a recensé plus de 460 000 cas documentés, alors que plus de 19 000 appels ont été traités par la ligne verte 122, mécanisme gratuit d’information et d’orientation.
Toujours dans le cadre de ce programme, plus de 1700 apprenantes et apprenants ont bénéficié de formations professionnelles dans les provinces ciblées. Selon le ministère du GFE, les premiers résultats ont été jugés encourageants en matière d’insertion économique.
L’UPEG est actif à l’échelle nationale, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Kasaï. Ce programme vise à promouvoir les droits des femmes, leur leadership, leur autonomisation et leur protection contre les violences.
TM
