« L’inclusion de femmes et des jeunes sourds dans la couverture médiatique de la santé sexuelle et reproductive », tel est le thème qui a animé les échanges lors d’un atelier de deux jours destiné aux journalistes, du 27 au 28 août 2026.

Les professionnels des médias ont été invités à faire évoluer leurs pratiques afin que les femmes et les jeunes sourds puissent être informés sur la santé sexuelle et reproductive, mais aussi représentés et entendus sans stigmatisation.
Lors de son intervention, la formatrice Naomie MANENG a mis l’accent sur les principes du journalisme inclusif et la production de contenus adaptés aux besoins de personnes sourdes.

Elle a appelé les journalistes à donner directement la parole aux personnes concernées, plutôt que de construire des récits sur elles sans leur participation.
« La surdité ne doit pas non plus être assimilée à une incapacité », a martelé Naomie MANENG, insistant sur le vocabulaire employé dans les médias. Les participants ont été invités à ne plus présenter la surdité comme une maladie et à bannir des expressions comme « souffrir de surdité ».

« Nous, personnes sourdes, nous avons beaucoup de difficultés. Nous n’avons pas accès à l’information, alors que nous y avons droit. Nous sommes des personnes à part entière », a déclaré Lydia LUTONADIO, une formatrice sourde. Elle a appelé à promouvoir la langue des signes, à renforcer la présence d’interprètes et à former davantage de personnes capables d’assurer cette interprétation.
Organisés par le Centre de production des programmes et supports de sensibilisation des sourds (CPPS), ces deux jours d’atelier visent à renforcer les capacités de journalistes sur la culture sourde, la communication inclusive, les droits sexuels et reproductifs ainsi que les réalités vécues par les femmes et jeunes sourds.
Nadège KABEDI
