Valoriser l’identité culturelle et le savoir-faire congolais, à travers les créations de mode. Tel est l’objectif de trois jours d’exposition baptisée «Architecture du corps » au Musée national.
Des vêtements qui mélangent les cultures Kuba et Mangbetu avec les tendances actuelles. Des photographies et des objets exprimant l’identité culturelle et le savoir-faire de la RDC.

Initiée par Lydie OKOSA BOBUNDA, styliste-modéliste, l’exposition «Architecture du corps » tente de faire dialoguer le patrimoine culturel congolais et la modernité.

« Cette exposition met en évidence les vêtements comme étant un processus de construction, qui s’inspire de la culture », a glissé Lydie OKOSA, au sortir de la salle d’exposition au Musée national.
Pour cette styliste-modéliste, c’était important de fusionner les deux cultures, Kuba et Mangbetu, pour ramener quelque chose de nouveau. Elle voit dans la déformation du crâne du peuple Mangbetu « de l’audace et de l’estime de soi ». Elle vante la production artistique du peuple Kuba, évoquant un savoir-faire qui continue d’impressionner.

Âgée d’une vingtaine d’années, Tracy DUSABE fait ses premiers pas dans la création de mode. Aux côtés de ses amies, elle contemple les œuvres exposées.

« Les inspirations de la créatrice valorisent la culture congolaise. En créant, on doit aussi connaître l’identité créative de la personne. A mon entrée, j’ai vu le Congo à travers ces vêtements », a-t-elle soufflé.
Le professeur Joseph IBONGO, historien de l’art, estime que Lydie OKOSA partage « l’intérêt grandissant porté aujourd’hui dans les créations contemporaines ».
Pour l’universitaire, la mode actuelle continue d’être influencée par l’histoire et l’anthropologie du vêtement.

« Mme Lydie OKOSA, styliste-modéliste, nous offre la preuve éloquente et pertinente, en s’inspirant de notre patrimoine culturel », a-t-il souligné.
Cette exposition se clôture ce mercredi 26 août. Lydie OKOSA annonce qu’une autre étape est prévue en France, en mars prochain.

« Je travaille durement pour conquérir le monde et faire connaître le patrimoine culturel de la RDC », a conclu la créatrice.
TM
