« Je suis en danger au quotidien. J’ai peur pour ma vie et je ne sais pas comment fuir, je ne sais pas où aller ».Ces mots de Linda KAKOL, ancienne danseuse de l’orchestre de Werrason, sont aujourd’hui un cri d’alarme qu’elle a lancé via une émission en live sur le réseau social TikTok.

Selon son témoignage, elle affirme subir depuis plusieurs années des violences physiques et verbales de la part de son mari.

Mariée à Papy KAKOL, droumeur de l’artiste musicien Werrason et mère de plusieurs enfants, Linda raconte avoir été régulièrement insultée, humiliée et violemment frappée par son époux, parfois devant leurs enfants, alors qu’elle a progressivement quitté le monde de la musique pour se consacrer à sa famille.

Des années de violences et des démarches auprès de la justice
Selon son témoignage, Linda KAKOL affirme avoir tenté à plusieurs reprises de trouver de l’aide, en saisissant le parquet de Limete, puis celui de la Gombe.
Elle affirme également avoir demandé à plusieurs reprises à pouvoir sortir de ce mariage, notamment par une procédure de divorce. Mais , ces démarches n’auraient pas permis de mettre fin aux violences, ni de lui garantir la protection qu’elle recherche.
Cette semaine du 24 août encore, Linda affirme avoir été violemment agressée, d’où son alerte en direct lors de cette émission. Aujourd’hui, elle dit craindre pour sa vie et ne plus savoir où aller pour se mettre à l’abri.

Combien de coups faudra-t-il encore ?
Combien de temps une femme victime de violences conjugales doit-elle attendre avant d’être protégée ?
Combien de fois doit-elle dénoncer les violences avant que son cri soit réellement entendu ?
Faut-il attendre qu’une femme soit gravement blessée ?
Faut-il attendre sa mort pour intervenir ?
Le témoignage de Linda MONDELE, épouse KAKOL, relance une question essentielle : comment protéger efficacement une femme qui affirme subir des violences répétées au sein de son propre foyer et qui dit avoir déjà cherché de l’aide sans succès ?

Un appel aux organisations féminines
À travers cette alerte, cette mère de famille appelle les organisations de défense des droits des femmes, les structures d’accompagnement des victimes et les personnes compétentes à se mobiliser.
Elle interpelle également la ministre du Genre, Famille et Enfant, afin que les mécanismes de protection et d’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales puissent être mobilisés et que ce type de situation fasse l’objet d’un suivi rapproché.
Linda lance aussi un sos à l’endroit des femmes députées nationales qui défendent les droits humains d’intervenir
Elle demande de l’aide. Elle dit avoir peur pour sa vie.
Son témoignage doit interpeller.
Les violences conjugales ne sont pas une simple affaire privée. Lorsqu’une femme affirme être en danger, sa sécurité doit devenir une priorité.

Ne pas attendre le drame
La rédaction
