Acquittement ou condamnation ?
Le suspense se prolonge pour la chanteuse Deborah MULANGA TSHIMPAKA, alias Rebo TCHULO, qui doit patienter jusqu’au 27 août, avant d’être fixée sur son sort.
Ce jeudi 20 août , le décor était pourtant planté au tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema, le verdict était très attendu à Kinshasa, où ce procès polarise l’attention, mais le juge-président de la composition, Gut KWESH, a décidé de renvoyer le jugement au 27 août, en raison de l’absence d’un juge, qui a pris part à l’examen du dossier.

Pour Gut KWESH, l’absence du magistrat ne permet pas à la composition de prononcer le jugement dans les conditions requises. Au cas contraire, la décision risquerait d’être entachée d’irrégularités.

L’absence de Rebo TCHULO est un autre fait notable. La chanteuse se fait représenter par ses avocats. Ils sont confiants et sereins avant la sentence de la juridiction militaire. Ils contestent les accusations portées contre leur cliente.

Pour rappel, les ennuis judiciaires de la chanteuse ont débuté après la publication d’une vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant un homme se faire fouetter par des militaires en sa présence. Depuis, Rebo TCHULO est accusée d’avoir incité des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline des FARDC. Des accusations que l’intéressée rejette catégoriquement, tout en clamant son innocence.

Dans ce procès, treize militaires, dont quatre sont en fuite, sont également mis en cause. Ils sont poursuivis pour torture, extorsion, concussion et violation des consignes militaires.
Germaine BAKAMBANA
