Au lendemain du lancement officiel de la Quinzaine de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA), l’hôtel Fleuve Congo a accueilli l’ouverture de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), marquant le début de deux journées de conférences et de travaux scientifiques consacrés à la promotion des droits des femmes et des filles.

Présidant la cérémonie, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, S.E. Micheline OMBAE KALAMA, a rappelé que la défense des droits des femmes ne relève pas d’un simple engagement symbolique, mais constitue « un impératif de justice, un levier de paix et une condition essentielle pour accélérer le développement de notre Nation ».

Évoquant les conséquences des conflits armés dans l’Est du pays, les inégalités persistantes et les défis socio-économiques, elle a exhorté les participants à produire des recommandations concrètes, capables d’influencer durablement les politiques publiques.
Placée sous le thème international «Femme africaine, droit, justice : actions pour un développement inclusif et durable » et le thème national «Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles en République démocratique du Congo », cette conférence réunit des représentants des institutions publiques, des experts, des universitaires, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile.
Pendant quarante-huit heures, les échanges visent à identifier des réponses innovantes aux défis qui freinent encore l’épanouissement des femmes, tout en renforçant leur participation à la gouvernance, à la paix et au développement durable.

Les travaux de cette première journée ont été rythmés par plusieurs panels de haut niveau animés par des experts nationaux et régionaux. Les discussions ont porté sur l’accès des femmes à la justice, l’effectivité de leurs droits, la lutte contre les violences basées sur le genre, l’autonomisation économique ainsi que le renforcement du leadership féminin.
Les intervenants ont également mis en lumière le rôle stratégique de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs dans la promotion de la coopération régionale pour une meilleure protection des droits des femmes et des filles.
Au fil des échanges, les panélistes ont insisté sur la nécessité d’une application effective des instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux en faveur des femmes. Ils ont plaidé pour des politiques publiques plus inclusives, un accès accru des femmes aux opportunités économiques, une meilleure représentation dans les instances de décision et un renforcement des mécanismes de prévention et de réponse aux violences.
Les participants ont convenu que l’autonomisation des femmes demeure un levier indispensable pour bâtir une paix durable et un développement véritablement inclusif dans la région des Grands Lacs.
En clôturant cette première journée, la ministre Micheline OMBAE KALAMA a exprimé la reconnaissance du Gouvernement congolais envers l’ensemble des partenaires techniques et financiers, les institutions publiques, le secteur privé et les organisations de la société civile.

Les travaux se poursuivent ce 30 juillet 2026 avec l’ambition de formuler des recommandations fortes et opérationnelles, destinées à renforcer les droits, la justice et l’autonomisation durable des femmes et des filles en République démocratique du Congo.
Aggée CHUGA.
