A l’approche de la rentrée scolaire, prévue pour ce 1er septembre, plusieurs familles tentent de s’organiser tant bien que mal pour le retour de leurs enfants à l’école à Kinshasa, capitale de la RDC.

« En vrai, nous souffrons. Nous ne savons même pas si la rentrée est toujours prévue pour le 1er septembre ou comment cela va se passer », confie Colette DIKANGA, croisée sur le boulevard du 30 juin, dans la commune de la Gombe. Mère de quatre enfants, elle est vendeuse ambulante de chikwangues.
Grâce à son commerce, elle subvient aux besoins de sa famille. Mais son activité commerciale connaît des jours difficiles.
« La vente en ville est très difficile. Notre survie, c’est ici en ville, mais avec la tracasserie des policiers, nous ne vendons presque pas », se plaint Colette DIKANGA.
Rachel NTUMBA, mère de trois enfants, fait une course contre la montre, alors que la rentrée de classe approche à grands pas.

« Je me bats. Je sais que la rentrée approche, mais je n’ai encore rien. Je me bats comme parent, comme nos parents se sont battus aussi», explique-t-elle.
Pour elle, les difficultés financières ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel.
« Ce sont nos enfants, notre avenir de demain et l’éducation est la base chez un enfant », glisse-t-elle.
Avant la rentrée scolaire, le président Félix TSHISEKEDI a appelé le gouvernement à prendre des dispositions pour garantir une reprise dès le premier jour, sans perturbation susceptible de compromettre l’année scolaire. Cet appel du Chef de l’Etat intervient alors que des syndicats d’enseignants menacent de lancer des mouvements de grève pour exiger les réponses du gouvernement à leurs revendications.

Entre fournitures scolaires, frais de scolarité et dépenses quotidiennes, cette période est loin d’être un moment de sérénité pour plusieurs familles.
Thethé NTUMBA, dont l’enfant a déjà fini les études, encourage « les parents à tenir bon malgré les difficultés ». D’après elle, la scolarisation est devenue plus difficile qu’à son époque, évoquant notamment les coûts de fournitures scolaires et du minerval.

Germaine BAKAMBANA
