La République Démocratique du Congo s’engage résolument sur le chemin de la parité et de l’égalité entre les sexes, conformément à l’article 14 de sa constitution. Ce dernier stipule que «les pouvoirs publics s’emploient à éliminer toute forme de discrimination à l’égard des femmes et veillent à la protection et à la promotion de leurs droits. Ils prennent, dans tous les domaines, notamment civil, politique, économique, social et culturel, toutes mesures appropriées pour garantir le plein épanouissement et la participation effective des femmes au développement de la nation…».
Cependant, la présence des femmes dans les instances décisionnelles, tant au niveau national, provincial ou local, demeure insuffisante, bien qu’on observe une légère progression.
Dans ce contexte, à l’occasion de la première journée commémorative de la Masculinité Positive, célébrée ce 31 mars, sous le thème «Masculinité Positive : Une Voie vers l’Égalité entre les Sexes », le ministère du Genre, Famille et Enfant, en collaboration avec la Cellule Technique Mixte de la Masculinité Positive, soutenue par ONU Femmes et la section Genre de la MONUSCO, a organisé, le 27 mars 2025, un atelier d’échanges intitulé “Masculinité Positive pour la Participation Politique des Femmes : Par des Actes, Non par des Paroles”.

Les objectifs de cet atelier ont consisté à soutenir une initiative concrète portée par des hommes décideurs au sein du parlement et des leaders de partis politiques, afin de promouvoir des réformes de la loi électorale visant à renforcer la représentation des femmes, à ériger la promotion de la Masculinité Positive en un véritable engagement, favorisant une gouvernance inclusive et participative.

Justin KALUMBA, sénateur et homme politique en RDC, a déclaré que le pays est entré dans une ère où les femmes ne seront plus seules à défendre leurs droits : « Nous aspirons désormais à mettre fin à la pratique de Pro Domo, où les femmes se voient contraintes de plaider pour leurs propres droits, par crainte d’être influencées par leurs émotions, nous souhaitons que, lorsqu’il s’agit de discuter sur les thématiques ou de propositions en faveur des droits des femmes, ce soit d’abord un homme qui se lève pour défendre ces droits, à l’instar des avocats », a-t-il affirmé.

De son côté, Eddy YAV, expert de la résolution 2250 en RDC et l’un des participants à l’atelier, a insisté sur la nécessité de respecter la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée en 2015. À ses yeux, la jeunesse représente l’avenir : «Les jeunes d’aujourd’hui seront les dirigeants de demain. Il est impératif de commencer à les associer dès maintenant. Nous sommes tous concernés par ce combat pour promouvoir les droits des femmes et des jeunes filles en vue d’un avenir meilleur, fondé sur l’égalité », a-t-il déclaré.
Il convient également de rappeler que le gouvernement congolais a adopté il y a quelques jours, lors de la 17e réunion ordinaire du Conseil des ministres, une stratégie nationale de promotion de la Masculinité Positive.
Aggée CHUGA
