De retour d’Addis-Abeba, où elle a représenté la RDC au lancement de la première Communauté de pratique africaine de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles facilitées par la technologie, Elsie LOTENDO, coordonnatrice de l’ASBL «Biso Basi Telema », préconise la ratification de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles (AU-CEVAWG).

Dans la capitale éthiopienne, la coordonnatrice de l’ASBL « Biso Basi Telema » a présenté les initiatives de son organisation pour la sécurité numérique des femmes. Cette structure forme les femmes à la protection de leurs données personnelles, ainsi qu’au renforcement de leur résilience face au harcèlement et aux violences en ligne.
Pour participer à ces assises tenues du 29 au 30 septembre, Elsie LOTENDO a été sélectionnée par la Direction femme, genre et jeunesse de la Commission de l’Union africaine dans le cadre d’AU InnoFest’26. Celle-ci est consacrée à l’intelligence artificielle, à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Lors de son intervention, la responsable de l’ASBL « Biso Basi Telema » a prôné l’adoption, aux niveaux continental et national, de cadres juridiques garantissant davantage la protection et la sécurité des femmes dans l’espace numérique.
Elle a également appelé à faciliter leur accès aux formations en sécurité numérique et à l’IA, considérées comme des outils pouvant contribuer à renforcer leur sécurité et leur résilience.
Bien plus, Elsie LOTENDO a insisté sur la nécessité d’un accompagnement adapté aux femmes victimes de violences en ligne, à travers des espaces sûrs où elles peuvent s’exprimer, partager leurs expériences et bénéficier d’un appui technique et psychosocial.

Cette démarche intervient dans un contexte où la RDC dispose de certains instruments juridiques en matière de cybersécurité et du numérique.
En juin 2025, le pays a ratifié la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, dite Convention de Malabo, puis s’est doté d’un Code du numérique.
« Signer n’est pas ratifier », a déclaré ElsieLOTENDO.
Pour elle, l’enjeu demeure désormais de renforcer ces acquis par des engagements spécifiques en matière de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles facilitées par la technologie.
Aggée CHUGA
