Faire entendre la voix des femmes kasaïennes au regard des réalités qu’elles vivent au quotidien lors du dialogue national. Tel est l’objectif des femmes leaders de la région du Grand Kasaï, réunies pour une séance de travail vendredi 2 octobre à Kinshasa.

Durant cette rencontre, les participantes ont discuté des priorités à inscrire dans leur cahier de charges pour ces assises.
Il s’agit du renforcement de la sécurité aux frontières, de l’amélioration de l’enseignement de base, de l’effectivité de la gratuité de la maternité, mais aussi de la construction d’écoles, des structures sanitaires et des routes de desserte agricole.

Ces priorités ont été identifiées à l’issue des travaux de commissions politique et sociale.
Félicité KANKU, cheffe du département Genre du Grand Kasaï fondation, voit ce dialogue comme une occasion d’aider la région à recouvrer ses lettres de noblesse .

« Pour la femme du Grand Kasaï, il faut sécuriser nos frontières. Elles sont très poreuses, il faut les renforcer militairement. Par rapport à l’économie, aux infrastructures, la recommandation pour le Grand Kasaï, c’est les routes de desserte agricole. La finalisation de la centrale de Katende pour améliorer la desserte en électricité », a détaillé Félicité KANKU.
Ancienne ministre du Genre, Famille et Enfant et membre du Grand Kasaï fondation, Gisèle NDAYA a évoqué le désenclavement des provinces de cette région ainsi que la représentativité des femmes dans les institutions issues des élections.

« Aujourd’hui, nous tenons à tout prix à ce que ces provinces puissent être désenclavées », a-t-elle insisté, précisant que les participantes ont relevé plusieurs obstacles au développement des zones enclavées.
Ancienne ministre du GFE et membre du Grand Kasaï fondation, Léonie KANDOLO affirme que le dialogue national constitue une opportunité pour les femmes de cette région de porter leurs préoccupations.

« Les femmes, les enfants et les personnes vulnérables ont aussi des questions spécifiques. Il ne faut jamais oublier les enfants. Parce qu’il faut parler d’éducation, il faut parler des infrastructures et de toutes ces choses qui font le développement d’un pays », a-t-elle affirmé.
Selon le Chef de l’Etat, le dialogue va débuter par des consultations dans les 26 provinces avant les assises nationales à Kinshasa. Pour Félix Tshisekedi, l’objectif est de traiter les causes structurelles de l’instabilité en RDC ainsi que de renforcer la cohésion nationale.

Depuis son annonce le 27 août dernier, le dialogue national se précise, alors que son format continue de diviser la classe politique. Le 13 septembre dernier, le président Félix TSHISEKEDI a signé une ordonnance portant organisation et fonctionnement du comité d’organisation de ce dialogue. La composition du comité n’est pas encore communiquée.

TM
