A l’approche de la 71e session de la Commission de la condition de la femme (CSW71), l’ONU Femme a organisé une consultation de la jeunesse, lundi 28 septembre, autour de « l’égalité des sexes, des objectifs de développement durable et de la place des jeunes dans les processus de consultation ».

Cette rencontre a offert un espace d’échange aux jeunes afin de partager leurs expériences, d’identifier les obstacles qui freinent encore leur participation et de proposer des solutions adaptées aux réalités de la RDC.

L’objectif est également de faire émerger des recommandations portées directement par les jeunes et susceptibles d’alimenter les discussions au niveau national et international.

Au cours de la session introductive, Patricia VUNZA, membre de l’ONU Femmes, a rappelé que l’Agenda 2030 s’articule autour de 17 Objectifs de développement durable, dont l’ODD 5 consacré à l’égalité entre les sexes. Elle insiste sur le principe de « ne laisser personne de côté », invitant à aller au-delà des progrès globaux pour s’interroger sur ceux qui restent encore en marge du développement.

Patricia VUNZA souligne également le caractère universel de l’Agenda 2030, tout en rappelant que chaque pays doit traduire ces engagements en fonction de ses propres réalités et priorités.
De son côté, Sylvie GOUGOUA, spécialiste des questions de femmes, paix, sécurité et action humanitaire, a salué la disponibilité et les contributions des jeunes ayant pris part aux échanges.

Elle évoque le dynamisme de la jeunesse congolaise et l’engagement de nombreuses organisations, notamment celles œuvrant pour les droits des femmes et des jeunes.
Pour elle, les expériences et propositions issues de la RDC doivent pouvoir trouver leur place dans les discussions internationales.
« On souhaiterait que ce que la RDC propose soit véritablement pris en compte et qu’on sache que c’est la voix de la RDC, la voix des jeunes de la RDC », a-t-elle déclaré.
Les échanges se sont poursuivis à travers des travaux en groupes thématiques consacrés aux progrès réalisés, aux personnes laissées pour compte, aux obstacles émergents et au leadership des jeunes. Une démarche qui vise à placer la jeunesse non seulement comme bénéficiaire des politiques de développement, mais aussi comme actrice de leur conception et de leur mise en œuvre.

Germaine BAKAMBANA
