L’ONU Femmes a lancé, ce lundi 28 septembre, un atelier de formation et de renforcement des capacités de trois jours à l’intention du Réseau des femmes parlementaires de la RDC (REFEPA) sur la parité en RDC.

Cet atelier entend renforcer l’engagement des femmes parlementaires en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes. Il vise également à encourager l’adoption de lois plus inclusives, capables de répondre aux besoins de l’ensemble de la population et de contribuer à la construction d’une société congolaise plus juste et égalitaire.

S’exprimant au nom du système des Nations unies, Clémentine SANGANA, chargée de programme et de la participation politique des femmes d’ONU Femmes, rappelle que l’égalité entre les hommes et les femmes est reconnue comme un principe fondamental.
Elle nuance tout de même, estimant que « la reconnaissance de ce principe dans les textes ne suffit pas à garantir une égalité effective ni à limiter les inégalités ».

« Il est donc essentiel de veiller à ce que les lois adoptées prennent en compte les réalités et les besoins des femmes et des hommes, afin de prévenir et de réduire les discriminations. Cette approche doit être prise en compte depuis l’identification d’un besoin jusqu’à l’élaboration, l’examen, l’adoption et à l’évaluation de la loi », a expliqué Clémentine SANGANA.
Elle affirme qu’à travers leur fonction législative et leur rôle de contrôle de l’action publique, les élues peuvent contribuer à promouvoir l’égalité de genre et garantir que les lois répondent aux besoins de l’ensemble de la population.
« L’intégration du genre doit être considérée comme une dimension transversale du travail législatif », a prôné Clémentine SANGANA.
De son côté, Antoinette NSAMBA KALAMBAY, présidente du Réseau des femmes parlementaires (REFEPA), se réjouit de l’accompagnement d’ONU Femmes en faveur des femmes parlementaires. Elle salue l’engagement de cette agence onusienne pour la participation politique des femmes en RDC.

Cette démarche rejoint la vision défendue par le 1ervice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude TSHILUMBAYI MUSAWU. Il souligne la nécessité de légiférer avec une perspective de genre.

« Légiférer avec une perspective de genre, c’est bâtir une société plus juste, inclusive et égalitaire pour toutes et tous », a-t-il déclaré.
Ce message rappelle que la prise en compte du genre ne constitue pas une démarche secondaire, mais une exigence essentielle pour garantir des lois adaptées aux réalités de l’ensemble de la population.

Aggée CHUGA
