L’épidémie de la maladie à virus Ebola impacte en majorité les femmes en RDC. Un constat fait par la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Dre Anne ANCIA, lors de la présentation de la stratégie d’intégration du genre dans le plan de riposte multisectorielle «One Health » par l’ONU Femmes.

« Les femmes sont nettement plus impactées que les hommes. Si vous regardez, nous avons présenté des chiffres, mais plus de 50 % des personnes qui sont impactées sont du genre féminin », a-t-elle déclaré.
Cette forte exposition s’explique notamment par le rôle qu’elles jouent au sein des familles.
« Souvent ce sont elles qui, dans une famille, dans une maison, prennent en charge les personnes malades. Donc elles sont plus exposées aux personnes affectées par ce virus », a expliqué la représentante de l’OMS.
Au-delà de cette vulnérabilité, les femmes occupent également une place importante dans la réponse à l’épidémie.
« Il y a énormément de professionnels de santé qui sont de la gent féminine. Effectivement, elles font partie intégrante de la réponse », a-t-elle poursuivi.
Pour la Dre Anne ANCIA, cette double réalité impose une riposte qui tienne pleinement compte de la participation des femmes.

« Nous voulons être sûrs que, par un impact plus important mais aussi en tant que partie intégrante de la réponse, nous intégrions complètement les associations de femmes et toutes les représentantes de la gent féminine dans cette réponse », a-t-elle insisté.
Dans les communautés touchées par Ebola, l’implication des femmes apparaît ainsi à la fois comme une nécessité pour mieux protéger celles qui sont davantage exposées et comme un levier pour renforcer l’efficacité de la riposte.
Germaine BAKAMBANA
