S’exprimant à la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies jeudi 24 septembre, la Première ministre Judith SUMINWA s’engage pour une tolérance zéro contre le travail des enfants dans les mines artisanales en RDC.

« La lutte contre le travail des enfants dans les mines constitue, à cet égard, une obligation morale et nationale », a déclaré la cheffe du gouvernement.
Pour lutter contre ce phénomène, la Première ministre assure que la RDC travaille en partenariat avec l’Organisation internationale du travail et l’UNICEF. Judith SUMINWA affiche l’ambition de cette démarche : « Zéro enfant dans les mines ».

« Nous renforçons les mécanismes d’identification, de suivi et de remédiation, la formation des inspecteurs, la scolarisation des enfants et les solutions économiques proposées à leurs familles », a-t-elle indiqué.
Devant l’Assemblée générale de l’ONU, Judith SUMINWA a également évoqué les résultats de la gratuité de l’enseignement primaire. D’après la Première ministre, cette réforme a permis à plus de cinq millions d’enfants supplémentaires d’accéder à l’école.

Elle a aussi présenté d’autres mesures engagées pour renforcer l’accès à l’éducation. Il s’agit notamment de la construction et de la réhabilitation d’écoles ainsi que de la mise en place des cantines scolaires.
En RDC, les ressources minières occupent une place centrale dans l’économie. Les enfants sont souvent recrutés comme main-d’œuvre dans les mines artisanales de cobalt, qui est une matière essentielle pour les batteries rechargeables utilisées dans les véhicules électriques, les smartphones et les technologies utilisant des énergies renouvelables.

En 2025, près de 13 000 enfants autrefois engagés dans l’exploitation artisanale des mines de cobalt ont été retirés de ce secteur, puis réintégrés dans le système scolaire, selon la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Toutefois, la situation demeure préoccupante dans les zones de conflit, notamment dans la région du Kivu.
Germaine BAKAMBANA
