14 mois de prison. Telle est la peine requise par le ministère public contre la chanteuse Déborah TSHIMPALA MULANGA, alias Rebo TCHULO, inculpée pour incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline des FARDC.

Pour le représentant du ministère public, la chanteuse devra aussi s’acquitter d’une amende de 250.000 usd. Il a, dans son réquisitoire devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, requis une contrainte par corps de six mois en cas de non-paiement dans un délai de huit jours.
Sur le banc des accusés, la chanteuse Rebo TCHULO n’est pas seule. Elle est jugée aux côtés de treize autres coaccusés. Il s’agit de militaires, dont quatre se retrouvent en cavale, qui sont jugés par contumace.
La chanteuse et ces militaires sont inculpés pour présumés torture, extorsion, concussion et pour violation des consignes militaires.

A Kinshasa, l’affaire fait grand bruit. Elle avait éclaté à la suite de la publication des images devenues virales sur les réseaux sociaux montrant un homme cloué au sol en train d’être fouetté par les militaires en présence de l’artiste. Cette scène avait suscité beaucoup d’indignations.

Devant le tribunal, la partie civile a réclamé 250.000 Usd de dommages-intérêts. D’après elle, Platini SADISA, victime présumée, a subi d’importants préjudices.
Après la fin des instructions, ce procès entre dans la phase décisive de plaidoiries avant le verdict final du tribunal.
Ezéchiel NGAMANIA
