Elles étaient nombreuses, venues de la société civile, des institutions publiques et du monde diplomatique, à répondre à l’appel de la Rencontre de Solidarité Féminine organisée dans le cadre du projet Tosimbana, soutenu par le Royaume-Uni.
Cette initiative a rassemblé des femmes engagées autour d’une vision commune : bâtir une alliance sincère et durable pour promouvoir le leadership féminin, la paix et l’égalité de genre en République démocratique du Congo.

Prenant la parole au nom d’ONU Femmes, Catherine ODIMBA, Représentante adjointe de l’agence onusienne, a salué la mobilisation des femmes congolaises :

“ Cette rencontre est un moment de solidarité, une occasion de nous unir pour nous assumer et nous engager, surtout aux côtés de celles qui sont victimes et souvent oubliées”.
Elle a également rappelé que le Président Félix TSHISEKEDI , reconnu comme Champion de la masculinité positive, a ouvert la voie à un engagement équilibré entre hommes et femmes.
“Aujourd’hui, avec Madame Judith Suminwa, nous avons une véritable Pionnière de la féminité positive”, a-t-elle affirmé sous les applaudissements.
Un message de leadership et de reconnaissance
Dans la même lignée, Fifi BAKA, figure de la société civile, a salué la volonté politique du Chef de l’État :
“ Cette rencontre traduit une nouvelle ère du leadership féminin, faite de courage et de solidarité”.
La ministre du Genre, Famille et Enfant Micheline OMBAE, pour sa part, a rappelé que cette approche s’inscrit dans les priorités du gouvernement visant à promouvoir le dialogue intergénérationnel et à renforcer la participation des femmes dans la gouvernance.
Une alliance sincère entre femmes du pouvoir et de la base
La Directrice Exécutive de CAFCO Grâce LULA qui a lu l’engagement des femmes de la société civile a souligné je cite:
“ Nous, femmes de la société civile, ne voulons pas critiquer celles qui sont au pouvoir, mais collaborer avec elles. Notre alliance repose sur trois piliers : l’écoute, le partage d’expertise et la solidarité active. Rompons avec la logique de rivalité et avançons ensemble, car aucune femme n’est libre tant qu’une autre est opprimée”, fin de citation.
Un plaidoyer pour la paix et la jeunesse féminine
Au cœur de la rencontre, Annie BAMBE a présenté un plaidoyer continental pour le retour de la paix en RDC, porté par des mouvements féministes africains. Ce plaidoyer vise à amplifier la voix des filles et des femmes, à soutenir la démobilisation des groupes armés et à renforcer la participation de la jeunesse féminine dans les processus de paix.
La jeunesse de la société civile représentée par Esther KAY a aussi, exprimé leur reconnaissance :
“ C’est une école de leadership pour nous, une occasion d’apprendre aux côtés de nos aînées”.
L’Ambassadeur de la Suède en RDC Joakim VAVERKA a loué les efforts du Gouvernement congolais dans la mise en œuvre de la Résolution 1325 et a présenté les actions cadres de leur pays en faveur de femmes de la RDC.
Le Royaume-Uni en RDC, par la voix de son ambassadrice Alyson KING, s’est dit “fier de soutenir un programme qui renforce les capacités des femmes et leur donne les moyens de transformer la société”.
Cette Rencontre de Solidarité marque ainsi un nouveau tournant dans la marche des femmes congolaises : celui d’une sororité consciente, stratégique et tournée vers l’action.
Judith SUMINWA : “Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses”
En clôturant la cérémonie, la Première ministre Judith SUMINWA TULUKA a remercié les femmes pour leur mobilisation et leur engagement :

“Aujourd’hui, nous rassemblons nos forces. Ce n’est pas seulement une rencontre, mais un moment d’unité entre sœurs. La solidarité féminine ne doit pas s’arrêter à l’entraide, elle doit aussi se traduire par des actions collectives contre les stéréotypes de genre”.
Elle a souligné la contribution essentielle des femmes dans tous les domaines de la vie nationale: la prévention des conflits, la médiation, le développement et la gouvernance avant de proposer que cette Rencontre de Solidarité Féminine devienne un rendez-vous régulier, trimestriel ou annuel, afin de pérenniser cette dynamique.

Un symbole fort de cohésion et d’espoir
L’événement, clôturé par l’hymne de la femme congolaise, a laissé flotter un souffle d’unité et d’engagement.
Aggée CHUGA
