À l’occasion de la journée nationale de l’Enseignement célébrée ce 30 Avril, POURELLE INFO donne la parole à celles qui, dans des zones reculées comme Yakoma, dans le Nord-Ubangi poursuivent leur mission avec courage malgré des réalités difficiles.
Nadine NIABAYU, enseignante à l’École EM Maman Luana 2, dénonce la précarité dans laquelle vivent les enseignants de sa région. «Ici, les salaires arrivent avec de grands retards. Nous avons fait une grève, on nous a promis une régularisation, mais cela fait déjà deux semaines et rien n’a changé », explique-t-elle, le regard ferme.

Malgré tout, elle reste attachée à son métier : « Nous ne voulons pas pénaliser les enfants. Nous demandons simplement que la Première ministre intervienne pour débloquer la situation ».
Dans les écoles maternelles, la situation est tout aussi préoccupante.
Une autre enseignante rencontrée sur place témoigne : « Nous nous occupons des enfants comme des mères. Nous veillons à leur propreté, à leur bien-être, mais nous travaillons dans des conditions très difficiles».

Ces voix de Yakoma rappellent que derrière chaque tableau noir, il y a des femmes fortes, souvent invisibles, qui tiennent debout l’éducation nationale au prix de lourds sacrifices.
En ce 30 avril, leur cri mérite d’être entendu.
MMK
